Lundi 29 juillet 2013 à 8:03

Psychologie, comportement

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            Je disais hier que ies préférences cérébrales représentent un schéma théorique de notre personnalité, des règles statistiques en quelque sorte, qui permettent d'anticiper en partie nos comportements dans des situations données.
            Nos comportements sont classés en quelques grandes catégories typiques, (5 à 10; le "big five" américain en retient 10, l'indicateur de types de Myers-Briggs - MBTI - 4, et j'en utilise en général 8.).
            Chaque catégorie de comportements est composée de deux "attitudes types" antagonistes (par exemple extraverti "E" et introverti "I"), et l'une des deux (par exemple I), est la préférence, si dans plus de 50% des cas vous vous comportez selon cette attitude.
            Mais vous pouvez, si vous êtes faiblement introverti, vous comporter 60% des cas en I et 40 % en E. Par contre une personne très introvertie sera I dans 80 ou 90% des cas. (c'est l'intensité de la préférence).
            Donc on pratique toujours plus ou moins les deux attitudes, l'une des deux, la préférée étant pratiquée plus souvent, donc de façon plus naturelle et plus aisée.
            Prenons le cas le plus simple le MBTI, qui ne comporte que 4 catégories de comportements types, donc 8 possibilités d'attitudes types différentes.
            Parmi celles-ci, nous avons 4 préférences; si nous prenons toutes les façons de grouper ces préférences, nous trouvons 16 possibilités qui sont ce que l'on appelle les "types de personnalité" de Myers-Briggs.
 
            J'ai fait de nombreux articles sur ces préférences, auxquels on pourra se référer
Dans la théorie MBTI, les quatre catégories de comportements types sont :
            - l'attitude dans le milieu extérieur. Est ce lui et les autres personnes qui sont primordiales et on est extraverti (E) ou est son milieu intérieur, ses pensées et on est alors introverti (i).
            - l'attitude vis à vis des événements : veut on les maîtriser et privilégier la décision : on est alors "jugement" (J), ou préfère t'on s'adapter, en recherchant le maximum d'information : on est alors "perception" (P).
            - la fonction perception de notre cerveau : perçoit on les informations en les détaillant pas à pas, sous forme d'énumération, (on est alors "sensitif S"), ou de façon intuitive, globale et selon des schémas et théories (on a alors la préférence "global G")
            - la fonction décision de notre cerveau : prend on de décisions en analysant logiquement et objectivement faits et conséquences (on est alors "L logique"), ou intuitivement et subjectivement selon nos goûts et valeurs (notre préférence est alors "valeur V".
           
            J'y rajoute personnellement quatre autres attitudes :
            - l'influence du milieu extérieur sur nos réactions : est on "optimiste" ou "pessimiste" ?
            - la réaction immédiate émotive de notre cerveau aux événements et stimuli extérieurs : ressent on une émotion immédiate intense ou est on au contraire est on très vite objectif.?
            - notre attitude vis à vis de la pensée des autres : est on tolérant ou intolérant ?
            - notre réaction vis à vis des groupes : est on influençable ou indépendant d'esprit.
 
            Ces préférences cérébrales sont des théories, des schémas qui peuvent aider à comprendre certains comportements et certaines réactions ou conflits ou à se connaître soi même, et c'est donc un outil d'évolution. Mais il faut être conscient de quatre grandes limites principales :
 
            - Chaque attitude type, recouvre en fait de nombreux types de comportements et d'ailleurs on les divise souvent en sous-catégories; à titre d'exemple le schéma ci dessous représente un certain découpage des préférences E/I en sous-préférences, qui concernent :
                        - la nécessité de contacts humains permanents ou la possibilité d'occupations individuelles;
                        - le besoin de diriger une équipe;
                        - la propension à parler spontanément ou à réfléchir à ce qu'on va dire;
                        - la tendance à se livrer aux autres ou à rester réservé:
                        - l'écoute vos à vis d'autrui.
On pourrait sans doute trouver d'autres sous-catégories de comportement.
 
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            - Comme on l'a dit en début d'article, la préférence n'est pas manichéenne. On peut utiliser de façon importante l'attitude qui n'est pas préférée, notamment dans des circonstances particulières.           
            Il est par exemple courant qu'une personne qui est introvertie, ait des comportements extravertis au sein d'un groupe limité d'amis.
            On peut même avoir des attitudes plus fréquentes pour une sous-préférence correspondant à l'attitude non préférée. Par exemple une personne introvertie peut avoir tendance à prendre la direction des groupes, au sein desquels elle se trouve.
 
            - Enfin ces préférences ne sont que des schémas généraux, alors que nous avons des milliers de comportements à tous les instants de notre vie. Elles peuvent avoir une certaine valeur statistique, mais elles en représentent en aucun cas tous nos comportements.
            Il est donc essentiel de bien distinguer nos préférences cérébrales, qui ne correspondent qu'à un schéma théorique, et nos comportements réels de tous les instants.
            On a par exemple, tendance à tort, de confondre timidité et introversion : même s'il y a sûrement pus de I que de E timides, un E peut être timide et un I ne pas l'être. La timidité est beaucoup liée à la non-confiance en soi qu'à l'introversion.
 
            - Une autre exagération est la tendance de vouloir expliquer tout notre stress, toutes nos souffrances à partit d'inadéquation de nos préférences cérébrales. Certes des différences de préférences peuvent expliquer désaccords et conflits entre deux personnes, mais par contre la plupart de nos problèmes de stress sont dus en fait à des désirs non satisfaits par la réalité, et cela sans lien avec nos préférences cérébrales.
 
            Les préférences cérébrales sont donc un outil précieux pour prévoir quels seront une partie de nos comportements, mais il faut alors une analyse très précises de ces préférences, et d'autre part être conscient qu'elles n'expliqueront pas de nombreux cas particuliers.
 
 
            Dans le prochain article, j'essaierai d'expliquer comment les préférences cérébrales peuvent évoluer lentement dans le temps, et dans l'article suivant, comment nos comportements peuvent eux aussi évoluer, mais beaucoup plus vite, notamment quand ils nous dérangent..
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