Mardi 17 mai 2016 à 8:08

Psychologie, comportement

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     Une correspondante, qui fait des études de psychologie, et  a lu des articles de mon blog sur ce sujet me demande « Tu dis par endroit du mal des psys. Pourquoi ?

    Ce n’est pas tout à fait exact. J’ai critiqué certains psys, mais pas toutes les personnes de cette profession. Je pense que beaucoup d’entre eux sont très bien et j’ai de l’estime pour certains psys que je connais, mais j’ai constaté aussi des résultats mauvais de certains autres psychologues ou psychiatres, et c’est cela que j’ai critiqué.
    Je vais expliciter cela.

    Parmi les psychologues, il y a d’abord des personnes peu formées , qui peuvent certes avoir de l’expérience, mais cela ne remplace pas les connaissances en psychologie. Il y a même quelques charlatans. 
    Et puis il y a les psychiatres qui sont des médecins et les psychologues qui ont eu une formation en faculté, un mastère ou un doctorat. C’est un gros travail au cours duquel ils ont acquis des bases solides. mais évidemment jeunes diplômés, il leur faudra un peu de pratique avant d’être opérationnels.

    Ceux qui font de la recherche en psychologie sont opérationnels tout de suite et ils sont sous la direction d’un « patron » de recherche. J’ai beaucoup d’admiration pour ces personnes, car elles sont mal payées par rapport à leur savoir, et c’est grâce à elles que la psychologie avance et se modernise, et que l’on connaît mieux le comportement humain.

    D’autres psychologues sont extrêmement utiles : ce sont tous ceux qui intervient lorsque quelqu’un a subi un traumatisme : accident, attentat, agression. L'enseignement dans ce domaine est bon, et tous les « patients » que j’ai connus dans cette situation, ont bénéficié d’une aide très précieuse dont ils étaient très reconnaissants, et qui leur a permis de remonter la pente, plus ou moins vite évidemment, car la personnalité du patient intervient pour beaucoup, de même que la gravité du traumatisme.

    Les psychiatres sont avant tout médecins et sont là pour soigner les maladies mentales, et j’ai pour eux le même respect que pour tout médecin. Je pense que ceux d’entre eux qui soignent des malades très atteints, sont compétent et agissent donc au mieux pour le bien de leurs malades, même s’ils ne peuvent pas toujours les guérir. Je n’ai pas été en contact avec de tels malades et donc je ne peux en juger, doutant plus que je n’ai pas les connaissances médicales suffisantes.
    Les patients que j’ai connus, surtout à partir de mes blogs n’étaient pas des malades mentaux. c’étaient des jeunes qui avaient des problèmes d’adolescence ou de couple, des chagrins d’amour, des persécutions par des camarades.
    J’ai connu quelques rares personnes en dépression, mais la plupart étaient en deçà de la déprime. Ils souffraient simplement et leurs esprits ressassaient des pensées négatives sur certains sujets; une partie d’entre eux se scarifiaient. Certains se consolaient dans le cannabis et la drogue.

    La dépression est une maladie temporaire, mais il faut la soigner. L’anorexie si elle est sévère, est encore plus grave et relève aussi du médecin.
    Je n’émettrais donc pas d’avis sur les soins donnés par le corps médical, n’étant pas compétent. Mais je constate quand même que les traitements psychotropes étaient lourds, souvent prolongés pendant des années, que l’on mélangeait dans les Hôpitaux Psychiatriques des ados malades mentaux et des jeunes provisoirement atteints , et que ce mélange est néfaste.
    Tous les cas que j’ai connus d’usage prolongé de psychotropes se sont révélés néfastes pour le malade qui n’avait pas une maladie mentale, lui enlevant volonté et motivation, voire même mémoire et capacité de réflexion.
    Dans certains cas leur cas s’est même aggravé en général, car le médicament soulage, mais ne guérit pas dans le domaine psychique. C’est le mande, qui soulagé par le médicament doit prendre sur lui de remonter la pente. Le médicament est analogue au plâtre vis à vis d’un os brisé.
    Le malade a besoin qu’on l’aide, notamment à identifier la cause de ses tourments, à les ramener à leur juste valeur et à trouver des solutions pour y faire face. Les psychiatres sont débordés et n’ont pas le temps de s’en occuper. En fait ce n'est pas un travail de médecin. Il faudrait d’autres personnes pour prendre le relais.

    Certains psys non-médecins sont là pour faire ce travail; mais j’ai constaté que beaucoup le font mal. Pourquoi.?
    D’abord parce qu’ils ont été mal formés, beaucoup aux théories de Freud, qui sont en grande partie fausses et dépassées, datant d’un temps où on ne connaissait rien au cerveau, et de plus axées essentiellement sur les pulsions sexuelles (car c'était la spécialité de Freud).
    Le complexe d’Eudipe, le symbolisme des rêves sont autant de bêtises qui ne devraient avoir plus cours. (je me souviens d’une psy qui disait à sa patiente que quand elle rêvait d’abeilles, c’était en réalité de phallus !! La pauvre ado, qui avait des problèmes familiaux, mais pas de refoulement sexuel, était un peu perdue).
    L’autre défaut de beaucoup de psys est de trop penser théorie psychologique et de vouloir absolument que sa patiente soit borderline ou bipolaire, et comme tout le monde, surtout si on est stressé, a des sautes d’humeur et est un peu trop sensible et émotionnel, on peut toujours le croire.
    Mais quand bien même il y aurait un peu de vrai, le savoir n’apporte pas grand chose.
    Près d’une centaine de jeunes se sont confiés à moi, depuis dix ans que je suis sur des blogs, et j’ai connu leurs problèmes mieux que leurs parents et leur psy.
    C’est uniquement par une écoute progressive et attentive, en posant des questions, en expliquant ce que mon interlocuteur n’avait pas remarqué, en ramenant les situations à une valeur plus réaliste et juste, que l'on progresse. Et surtout se garder du moindre jugement : on constate, on explique, on suggère, on peut énoncer les risques d’un décision même passée, mais on ne critique pas la décision, ni la personne qui la prise. Il n’y a pas de confiance si on juge l’autre.
    La personne qui souffre est perdue dans ses émotions et ne raisonne plus logiquement sur ses sujets de stress. Il faut le faire à sa place puis lui faire faire cette réflexion rationnelle, pour qu’elle trouve des voies de solutions et les explore.
    On découvre ainsi parfois les vraies raisons du mal, que la personne ne voulait pas voir (les refoulements de Freud n’existent pas, mais les blocages du cerveau émotionnel, si !).
    Certes les connaissances de psychologie et surtout, celles liées au fonctionnement cérébral servent, mais ce qui prime, c’est la qualité d’écoute, la confiance qu’on inspire, la clarté des explications et la logique et le bon sens. C'est aussi une certaine amitié qui s'installe, et fait partie de la confiance, mais aussi du traitement.
    Certains psys font tout cela et sont de bons psys, d’autres s’en tiennent aux théories et en général ils apportent peu à leur patient, qui finit par partir déçu.

    J’ai donc essayé de préciser ce que je reproche à certains psys, mais seulement à la lumière de ce que j’ai constaté. Il ne faut pas généraliser mon propos..
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