Dimanche 10 août 2014 à 8:12

Biologie, santé.

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    Puisque je parlais de virus hier, autant continuer : on m’a demandé ce que je pensais de l’épidémie Ebola, en Afrique, et de ce qu’en disaient les journalistes.

    La fièvre hémorragique Ebola, qui est apparue récemment (en 1976), est une des maladies virale les plus dangereuse : il n’existe aucun vaccin et le taux de mortalité moyen est très élevé (de l’ordre de 605 à 70%, mais le taux peut, à certains endroits dépasser 90%), car il n’y a pas de médicament vraiment efficace.

    A l’origine, une maladie transportée par les chauve-souris, qui transmettent le virus au singe et le virus peut ensuite se transmettre à des personnes qui vont dans les forêts où vivent les singes. Dans certains cas aussi elle peut être transmise si on mange des chauve-souris.
    Le virus n'a cependant jamais été retrouvé chez les chauves souris (bien qu’elles soient aient des anticorps dans leur sang), ce qui prouverait que ces animaux sont porteuses du virus sans pour autant être malades, les désignant alors comme réservoir naturel potentiel du virus Ebola
    Il n’est pas exclu que d’autres mammifères puissent également abriter le virus, les porcs en particulier.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/13058virusebola.jpg    La maladie est due à un virus à ARN, ayant la forme d’un filament : un « filovirus »
    Le génome du virus Ebola contient sept gènes qui codent neuf protéines différentes.
    On distingue cinq types de virus, dont deux sont responsables des cas humains.
    La transmission la plus courante d’une personne à l’autre, se fait par contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions, salive) d’une personne infectée
    La transmission du virus peut aussi s’effectuer par contacts avec la peau du malade (sueur par exemple), et des habitudes funéraires de certaines populations d'Afrique centrale, consistant à laver le corps, puis à se rincer les mains dans une bassine commune, ont souvent favorisé la propagation du virus à travers la famille et les amis du défunt.
    Mais des études récentes ont montré que le virus arrive également à se propager par des gouttelettes ou des particules aérosol et est doncalors transmissible par voie respiratoire.

    La période d’incubation pendant laquelle le virus se multiplie, est assez variable : de 2 jours à 3 semaines.
    En cas d’infection d’une personne, rapidement des dizaines d'individus sont atteints de manifestations diverses : maux de tête, épisodes de fièvre, douleurs musculaires, puis abdominales, des diarrhées et des vomissements. Les malades sont rapidement fatigués, apathiques et désorientés. Puis des hémorragies multiples, touchant tous les tissus conjonctifs : la peau, le tube digestif, les poumons, les gencives, les yeux.
    La peau est particulièrement attaquée par le virus. De grandes plaques rouges apparaissent (des hémorragies sous cutanées), puis les sous-couches de la peau meurent et se liquéfient ce qui provoque des bulles blanches et rouges , et le simple fait de toucher la peau la déchire tant elle est amollie.
    La plupart des malades atteint d’hémorragie mourront.
    Après quelques semaines ou quelques mois, l'épidémie s'éteint, laissant parfois derrière elle des centaines de victimes, mais le virus reste présent dans la nature.
   
    Actuellement Il n'existe aucun traitement curatif et il semble que le virus soit capable d’inhiber l’action d’antivirus tels que l’interféron.
    Un vaccin vivant atténué expérimental donne des résultats encourageants chez le singe et un sérum a été expérimenté sur deux américains, mais on ne peut actuellement rien dire sur son efficacité.
    La seule façon de lutter contre la maladie est l’abattage et l’incinération des animaux contaminé, l’isolement des personnes atteintes et des personnes avec lesquelles  elles ont pu être en contact, la modification de certains rites funéraires, la quarantaine, et une protection accrue des personnels soignants.
    Il est certain que de telles mesures sont plus faciles à appliquer en Europe que dans les pays africains et à fortiori dans la brousse, en dehors des hôpitaux.
    Des tests biologiques permettent de déceler les personnes contaminées mais leur manipulation est un risque très important de transmission et doit donc nécessiter un matériel spécifique.
    Mais bien entendu les mesures d’hygiène normale, si elles ne sont pas suffisantes, sont indispensables, comme dans toute épidémie microbienne et à fortiori, virale.
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