Mercredi 11 juin 2014 à 7:26

Actualité

On fait ces derniers temps beaucoup de bruit autour de la « voiture de Google ».
    Est ce vraiment une révolution et est elle la voiture de demain?


    On en parle beaucoup aujourd’hui, mais c’est une étude qui n’est pas nouvelle puisqu’elle date de 2005, initiée par l’Université de Stanford.
    La voiture au niveau carrosserie, moteurs et organes roulant n’a rien d’extraordinaire. Déjà en 2010 Google avait utilisé des voitures du commerce Toyota ou Audi.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/sergeybrincofondateurgoogleseptembre2012googleglass1529806616x380.jpg    L’originalité de l’étude de Google est le système de conduite, entièrement automatique et autonome : c’est la voiture sans chauffeur, qui peut naviguer au milieu d’une circulation et se diriger vers un lieu qui lui a été indiqué.
    C’est une étude qui se veut scientifique, mais il semble bien qu’il y ait pour le milliardaire patron de Google, Sergey Brin, original, utopiste et provocateur, (je n'ose dire un peu fou, photo ci contre) une envie de défier l’administration américaine, qui stipule que " Seul un être humain peut conduire un véhicule ».

    Depuis Google a réalisé une petite voiture électrique prototype, mais, llà encore elle n’a rien de sensationnel en tant que voiture électrique. C’est tout le système de capteurs, de microcontrôleurs et de processeurs informatique et le logiciel de robotique associé qui est l’originalité de l’étude.
    Il y a quatre ans il fallait que l’automobile soit conduite une première fois de façon classique sur l’itinéraire demandé, pour qu’elle mémorise certaines particularités et puisse ensuite se guider seule.
    Aujourd’hui, il semble qu’un conducteur ne peut plus reprendre la main, et le véhicule de Google est totalement autonome et dépend entièrement de ses capteurs, de ses circuits intégrés et des algorithmes qui tournent dans ses boitiers de contrôle électronique.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/000000013070.jpg    Pour créer une voiture sans conducteur suffisamment sure, il faut l'équiper d'un superordinateur, pas forcément dernier cri, mais surtout ajouter un grand nombre de caméras de différents types pour que la voiture puisse tout « voir ». Enfin, elle doit être capable de traiter les données en temps réel pour reconnaître les objets et déterminer un plan d'action immédiat. Il faut donc beaucoup de processeurs pour traiter ces algorithmes, ce qui n'est pas le cas des véhicules avec conducteur.
    L’habitacle de la voiture est donc sans conducteur, sans volant, sans accélérateur et sans pédale de freins. Tout est commandé par l’ordinateur.
    En fait au plan des principes, les méthodes sont connues, car elles découlent des domaines aéronautique et militaire.
    Sur le toit de la voiture, (on voit le pylône sur la Prius de la photo ci dessus, et la petite excroissance sur le toit des voitures électriques ci dessous), un radar tournant (un lidar) inspecte tout l’environnement pour voir tous les obstacles fixes ou surgissants; cela ressemble aux radars des aéroports qui inspectent l’espace aérien et guident les équipages d’avions, sauf que dans la voiture, il n’y a plus l’équivalent des contrôleurs aériens humains.
    Puis de très nombreuses caméras inspectent tout autour de la voiture les obstacles rapprochés.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/640870132.jpg

    Enfin de très nombreux capteurs mesurent en temps réel tous les paramètres physiques de la voiture (dont la vitesse est pour le moment limitée à 40 km/h pour des raisons de sécurité), et des actionneurs commandent les moteurs électriques des roues,  la direction et le freinage.
    Dirigée par un logiciel, il suffit d'appuyer sur un bouton pour que la « Google car » emmène ses passagers jusqu'à leur destination en évitant les obstacles.
    C’est évidemment le rêve pour une future « autolib » que même les aveugles pourront emprunter, et pour laquelle on ne demande aucun permis.

    Evidemment Google chante les louanges de ce type de voitures.
    L'erreur humaine est responsable de 93% des accidents de la circulation. La prise en main de la voiture par un logiciel pourrait donc mettre fin à la quasi-totalité des accidents de la route, ce qui sauverait de nombreuses vies, et ferait économiser des milliards. La fin des accidents de circulation permettraient également de réduire substantiellement le poids des voitures, désormais débarrassées de leurs renforts en acier pour prévenir des chocs. Plus légères, elles nécessiteront moins d’énergie pour avancer.
    Interconnectées, les voitures autonomes seront capables d'adapter leurs parcours en fonction du trafic afin d'éviter la formation de bouchons, et l'automatisation permettrait de limiter les aléas de consommations dus aux habitudes de conduites, d’où de nouvelles sources d’économie.
    Actuellement, les routes sont conçues pour faire face aux comportements erratiques des automobilistes. Panneaux de circulation, voies extra-larges, glissières de sécurité, radars… Tout cela pourrait disparaître avec les voitures autonomes, dont la conduite sera prévisible et exempte de tout écart, et la circulation sur les routes actuelles pourra être plus importante.

    Mais on en est encore pas à ce niveau et il faut encore 10 à 20 ans d’études avant d’avoir une conduite absolument sure.
    Personnellement j’ai un autre doute. Personne ne parle de prix. J’ai bien peut qu’une telle voiture, qui utilise des technologie très sophistiquées de l’aéronautique, ne coûte le prix d’un avion !!!
    Je ne serai plus de ce monde quand cette voiture sera opérationnelle, mais je crois que je n’aurais pas aimé voyager dedans.!
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