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    Tout est souvent plus beau dans nos souvenirs du passé.
    J'entends souvent mes jeunes correspondantes qui viennent de sortir de l'adolescence regretter leur tendre enfance "où on était heureux avec les parents".
    C'est vrai que l'enfant a moins de soucis et que le cercle familial est là pour le protéger, pour lui procurer la sécurité nécessaire à son développement.
Il a besoin d'être aimé, de se distraire et de faire son apprentissage du quotidien.
    Alors quand il lui faut ensuite affronter les difficulté de la vie, assumer ses responsabilités, il regrette souvent cet âge d'or.

 
    Mais, c'est aussi cette note de regret que I'on entend souvent dans le discours des personnes âgées, dont certaines sont convaincues que le passé était paré de toutes les vertus, alors que le présent ne représente qu'une lente décadence les éloignant chaque jour davantage de l'âge d'or de leur jeunesse.
    Certes, le vieillissement lui-même explique une partie de ces regrets: la dégradation des forces vitales et parfois mentales fait naître une nostalgie de la jeunesse, laquelle est revécue à travers un prisme favorable. Mais un autre mécanisme cognitif a été identifié récemment.

    Dans une expérience réalisée à l'Université Harvard, Elisabeth Kensinger et Daniel Schacter ont constaté que, chez les personnes âgées (entre 62 et 79 ans, dans cette étude), une zone cérébrale, inerte chez les plus jeunes, s'active lorsqu'elles doivent mémoriser des images agréables : le cortex préfrontal médian.
    Cette zone s'active lorsqu'on est mis en présence ou que l'on imagine un objet, une action ou un concept en rapport avec soi-même. Ces images mentales s'appuient sur des souvenirs positifs du passé : ainsi une personne âgée qui voit un met appétissant et veut le mémoriser, s'imagine en train de le manger, et quel bon goût il a.
    De plus les images négatives ne produisent pas cette évocation d'action personnelle, et ne risquent pas de raviver des souvenirs associés. Dès lors, le passé est ravivé seulement par des émotions positives.

    Ce mécanisme permet de comprendre la sélectivité de la mémoire. je l'évoquais dans mon article sur les souvenirs du 22 décembre 2011.
    C'est au contact du présent que le passé se reconstruit en permanence : les motifs de satisfaction présents font resurgir des images positives du passé, lesquelles sont ainsi consolidées.
    A l'encontre, les expériences ou images désagréables survenant dans le présent ne provoquent pas ce rappel d'événements passés négatifs, parce que le cortex préfrontal médian ne s'active pas.

    Cela ne veut pas dire que nous oublions le passé et notamment les souvenirs très traumatisants restent gravés en nous.
Mais le mal qu'ils nous font s'atténue et nous pouvons les évoquer avec moins de réticence.
    Souvent, en vieillissant, lorsque nous évoquons le souvenir d'être très chers, dont la mort nous a beaucoup atteints, nous évoquons surtout les bons moments que nous avons passé avec eux, et cela nous réconforte et nous fait un peu oublier quelle a été notre souffrance.

Par yumenosekai le Mardi 24 janvier 2012 à 2:05
Personnellement, même si j'ai de bon souvenir du passé, pour rien au monde j'y retournerai. Parce que j'ai plus de mauvais souvenir que de bon, j'y ai perdue trop de gens.
Pour le moment, je souhaite qu'une chose: Que mes vieux jours soient meilleurs que mes anciens! ^^
Je suis une fille inversé peut être.
 

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