Vendredi 13 juillet 2007 à 12:07

Tristesse, désespoir

    Mes correspondantes me disent souvent “ je n'arrive pas à chasser mes idées tristes, à ne pas penser à mes problèmes, j'angoisse et je stresse, j'ai souvent des crises de larmes; je ne sais pas comment en sortir.”
    Voyons comment réagit notre cerveau dans de telles circonstances.

    Le schéma ci après est une image très simplifiée du cerveau émotionnel.



    Les perceptions provenant de nos sens sont interprétées par des centres spécialisés du cerveau (vue, ouie, toucher, odorat, goût) et dont le thalamus, fait d'abord une synthèse, et avant d'envoyer les informations au cortex, il les transmet aux centres amygdaliens.
    Ces centres gèrent des sentiments tels que la crainte, la peur, la colère, le stress (et engendrent des réactions de défense et de survie).
    Ils communiquent ces renseignements aux gyrus cingulaire et insulaire, (voir les flèches rouges) qui contrôlent notamment nos émotions, nos réactions de communication en société, nos sentiments sur les autres personnes.
    En quelques dixièmes de seconde nait ainsi une réaction de perception émotionnelle immédiate que nous avons déjà décrite dans un article précédent.
    Puis les informations sont ensuite transmises au cortex (flèches bleues), qui réfléchit, dirige les prises d'information et les décisions d'actions.
    Cette transmission se fait à travers des centres intermédiaires de stockage provisoire du cortex préfrontal, espèces de mémoires tampons analogues à celles d'un ordinateur stockant les informations provenant du disque dur.  Cela nous explique que nous ne pouvons traiter en même temps qu'un nombre d'informations limité : cinq à sept seulement.

    Quand des problèmes sentimentaux ou tristes nous obsèdent, que nous sommes sous le coup d'une émotion stressante, cette transmission vers le cortex ne se fait pas. Les informations et nos pensées émotionnelles se mettent à “tourner en rond” dans notre cerveau selon les flèches rouges, passant et repassant par les centres amygdaliens, qui rajoutent à notre angoisse et notre stress.
    Ce circuit (flèches rouges), un peu caricatural certes par rapport à un réalité plus complexe, s'appelle le “circuit de Papez”, du non du neurologue qui l'a étudié.
    Le cortex ne vient donc plus réléchir et mettre de l'ordre dans nos pensées et nous ne sortons pas de notre tristesse et de nos préoccupations qui nous obsèdent sans cesse. Des crises de larmes viennent évacuer le trop plein de stress comme nous l'avons dit dans l'article précédent .

    Alors que faire pour lutter contre cet état et retrouver l'équilibre.?
 Il faut arriver à faire intervenir à nouveau notre cortex. Ce sera le sujet du prochain article.



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