Mardi 31 mai 2016 à 8:47

Energie, nucléaire, économies


Suite du résumé de la conférence de M. Levier sur les énergies pour sauver le climat.

           8.) – La biomasse :  sous des aspects très divers : l’utilisation directe du bois, notamment en copeaux, et des déchets de végétation ; les usines de méthanisation à partir de déchets solides ou liquides, d’eaux usées, de microalgues cultivées ou de cellulose.
Production de biocarburants et d’hydrogène.

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           9.) – La géothermie : énergie thermique illimitée, permanente et non polluante, pouvant être installée partout : environ 100 d°C à 2000 m. Le prix d’un forage est légèrement supérieur à celui d’un forage pétrolier.
    L’Islande en tire 85% de son énergie, à un coût très faible et a l’un des meilleurs niveaux de vie.
   Ci dessous, une usine de production électrique géothermique en Islande.

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          10.) – L’hydraulique :  le plus grand barrage du monde est à Yichang : longueur 2 335 m, hauteur 140 m, 27 millions de m3 de béton ; retenue de 600 km : 40 milliards de m3 d’eau; 34 turbines produisant 22 500 MW. Energie parfaite, permanente, bien maîtrisée. Mais peu de sites possibles non exploités en France, qui produit 10,8 % de son électricité par cette voie. Facteur de charge 76 %.


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Le barrage d'Yichang












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Installation de micro-hydraulique en Alsace.


          11.) - Le nucléaire : l’opinion publique est mal informée et frappée par les accidents de Tchernobyl (réacteur instable, mal conduit et gestion déplorable de l’accident) et de Fukushima (réacteurs mal conçus, tsunami sans précédent et gestion insuffisante des effluents après l’accident).
      En fait le nucléaire est très sûr et durable et ne produit pas de CO2. 45 ans de fonctionnement en France en toute sécurité, avec quelques incidents mineurs sans conséquences.
      Se reporter à mes articles de décembre 2011 sur les dangers du nucléaire , des 16 et 17 septembre 2012 sur les réacteurs de 4ème génération et sur ITER (fusion) des 27 et 28 juillet 2011..
      Deux inconvénients : la surveillance des déchets (fortement diminuée avec la 4ème génération), et les 2/3 de la chaleur perdue qu’il faudrait utiliser pour le dessalement de l’eau de mer, la production d’hydrogène, le chauffage urbain ou industriel.
      Actuellement 65 réacteurs en construction dont 24 en  Chine, qui possède actuellement 15 réacteurs (12 GW), et veut passer à 88 GW (+ 95 réacteurs), en 2030.
      Pour pouvoir assurer le remplacement de l’énergie carbonée, malgré le développement des ENR, il faudrait en 35 ans, construire environ 600 réacteurs de forte puissance dans le monde. C'est la seule façon de produire de l'électricité sans émission de CO2 en satisfaisant les besoins croissants en énergie.
     Faute de cette expansion du nucléaire, on continuera à utiliser des centrales à charbon.

           12.) - En définitive, Monsieur Levier propose l’évolution suivante pour le mix énergétique mondial :
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Monsieur Levier a ensuite examiné la situation particulière de la France.

    La France est un cas particulier car elle est l’un des pays à rejeter le moins de CO2 (1,5% de la pollution mondiale, alors que l’Europe représente 11%), du fait de la prépondérance du nucléaire et de l’hydraulique dans la production électrique (cf tableau ci-dessous) :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/energiesFrance.jpg      Mais l’approvisionnement en énergie fossile est extérieur entre 60 et 70 milliards € / an et met en déficit notre balance commerciale.


      En fait la baisse des rejets de la France n’est pas urgente : une baisse de 20% de rejets de CO2 français ne ferait que 0,2 % de baisse mondiale et les énergies renouvelables correspondantes coûteraient 23 milliards d’euros par an au contribuable français.
            - Il faudrait surtout développer les recherches et développement dans tous les domaines énergétiques et notamment notre collaboration aux réacteurs de 4ème génération et à ITER.
           - Etudier la captation du carbone et l’amélioration du stockage électrique.
           - Favoriser les économies d’énergie et lutter contre le gaspillage.
          - Conserver notre pourcentage de production d’électricité nucléaire.
          - Autoriser provisoirement l’exploitation des gaz de schistes, dans des conditions techniques convenablse (on pratique depuis 20 ans dans le pétrole la fracturation hydraulique), ce qui donnerait notre indépendance énergétique, éviterait des achats et créerait des emplois.
(voir au sujet des dangers de l'exploitation du gaz de schiste, mes articles des 19 avril 2011 et 30 et 31janvier 2013).
          - La prospection de gaz de schiste permettrait de développer le géothermique.
          - Développer la biomasse et recycler les déchets.   
          - Développer des éoliennes et de l’énergie marine moins chères.
          - Supprimer les subventions au solaire, qui devrait rester à usage individuel, les centrales n'étant pas rentables.
Par coldtroll le Mardi 31 mai 2016 à 21:59
si on trouvait une vraie alternative au nucléaire, ça ne serait franchement pas un mal.
 

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