Jeudi 29 janvier 2009 à 9:00

Notre cerveau : émotions

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/amygdales.jpgJe voudrais faire quelques articles sur des centres dont je vous ai souvent parlé : les centres amygdaliens, qui sont à l’origine de ce qui est peur et colère, des actes de lutte de fuite ou de sidération, mais aussi à moyen terme de la tristesse, de l’anxiété et de l’angoisse.
    C’est une plaque tournante qui intervient dans presque toutes nos émotions, qui les contrôlent plus ou moins, dans un sens bénéfique comme néfaste, surtout quand notre cortex frontal n’intervient pas.


    Dans cet article, je voudrais vous parler de la peur au plan psychologique :

    Les comportements qui surviennent lorsqu'un être humain est effrayé sont très semblables d'un individu à l'autre, quels que soient l’âge, la culture, l’éducation, le milieu. Et on retrouve des comportements analogues chez les mammifères.

    En effet, si quelque chose nous effraie, disons un bruit strident, notre première réaction est d'arrêter ce que nous étions en train de faire.
    Presque aussitôt, nous nous tournons généralement vers la source du bruit et tentons d'en évaluer le danger réel. Tout cela se fait très vite, de manière réflexe, et ne nécessite pas l'intervention de la conscience ou de la volonté (donc notre cortex frontal).
     Si la source du bruit semble effectivement menaçante, nous nous figeons sur place et nous tentons d'évaluer s'il y a une possibilité de fuir ou de se cacher.
    Si, enfin, on se retrouve en contact direct avec la source du bruit qui s'avère être dangereuse, on n'aura plus d'autre choix que la lutte, c'est-à-dire un comportement de défense agressif pour éloigner ou détruire la menace.
    Enfin dans certains cas, la peur est tellement forte ainsi que l’impression de danger, qu’il y a blocage, sidération. On se cache immobile en espérant ne pas attirer l’attention du prédateur.

    Non seulement les comportements, mais les changements physiologiques qui surviennent dans l'organisme en proie à la peur sont aussi très bien conservés dans le monde animal.
    Il y a bien sûr tous les changements déclenchés par le système nerveux sympathique pour nous aider à faire face à la situation : augmentation de la fréquence cardiaque, de la respiration, dilatation de la pupille, mobilisation des réserves de glycogène en vue de l’effort musculaire, concentration et attention visuelle.... qui permettent de concentrer nos énergies là où il y a priorité; mais aussi des phénomènes plus subtils comme la suppression de la douleur face au danger, un phénomène bien connu des soldats au combat. 
   
    Chez l'humain, des réponses comportementales originales tirant profit de nos capacités cognitives accrues s'ajoutent souvent à la réponse physiologique. En particulier les centres amygdaliens vont influencer les expressions de notre visage et les intonations de notre voix.
    Mais ces capacités cognitives proprement humaines que nous confère notre cortex peuvent aussi être à l'origine de peur, d'anxiété et d'angoisse, car notre imagination et notre mémoire vont intervenir dans le processus qu'ils peuvent décklencher ou arrêter à tort.
   
Finalement notre organisme a un processus naturel de défense devant la peur et le contrôle de notre cortex frontal peut s’avérer excellent comme très néfaste selon les circonstances.
Dans mon prochain article, je vous parlerai du contrôle du cortex et des  "routes de la peur".

Par memecamouille le Jeudi 29 janvier 2009 à 13:35
Avoir peur c'est avoir des bouffées de chaleur qui montent à la tête, une sorte de tournis, et l'envie de partir très très loin.
 

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