Mardi 27 avril 2010 à 7:48

Politique, économie, religion.



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Vous m’avez demandé mon avis sur la réforme des retraites.

Ce n’est pas un sujet simple et il faut bien séparer les divers problèmes que posent les retraites dans l’avenir.

      D’abord notre pays a un avantage certain, c’est le mode de conception de retraite basée sur la solidarité : le système par répartition, basé sur un prélèvement sur les salaires, la retraite étant ensuite un certain pourcentage d’un salaire moyen calculé sur un certain nombre d’années.
    Des caisses complémentaires permettent d’avoir un complément de retraite toujours par prélèvement sur les salaires, mais la retarite étant alors proportionnelle à la somme prélevée.
    Dans d’autres pays la retraite est constituée par placements de ses économies, les fameux “fonds de pension”, qui sont gérés par des banques ou des entreprises spécialisées, qui dans certains cas, font des placements hasardeux et mettent en péril ces retraites.
    Je pense donc que notre système par répartition est préférable et qu’il faut le conserver, ce qui n’empêche pas les personnes qui le veulent et le peuvent, de placer de l’argent pour leur avenir.

    Il est certain que la longévité augmentant, les cotisations ne vont plus permettre de verser les retraites comme par le passé. Il faut donc effectivement réformer le système.
    Mais actuellement on parle beaucoup de reculer l’âge de la retraite, et je pense que même si cela est nécessaire, ce n’est pas le plus important.

    Une partie du problème deu déficit des caisses de retarite, comme de celui de la sécurité sociale, c’est le manque de rentrées des cotisations, due principalement au chômage.
    La première action serait de lutter plus efficacement contre celui ci notamment en transférant une partie des charges sociales des salaires sur le chiffre d’affaires de façon à les faire payer également par les entreprises qui décentralisent à l’étranger.
    Un problème voisin est celui de la mise à la retraite à 55 ans des personnels des entreprises, qui cherchent ainsi à faire des économies, avec une vue à très court terme, et sous prétexte de la crise économique.
    A quoi bon reculer l’âge de la retraite dans ces conditions.
    Ces mises à la retraite anticipées sont d’ailleurs mauvaises à moyen terme pour l’entreprise elle même, car elle se prive ainsi d’une expérience et d’une connaissance de l’entreprise, de ses clients et de son environnement, qui à terme, lui feront défaut.

    Reculer l’âge de départ en retraite est peut être une solution, mais elle ne résout  pas tout car les cas personnels sont différents.
     Pour beaucoup l’âge de début de travail a beaucoup reculé, personne ne travaillant plus avant 18 ans et beaucoup avant 23 à 25 ans.
    Ce qui compte plus que l’âge, c’est donc le nombre d’années de cotisation.
    De plus il faut tenir compte de la nature du travail effectué notamment lorsque celui-ci est particulièrement pénible et usant pour la santé. La fatigue d’un pompier, d’une infirmière ou d’un ouvrier du bâtiment n’est sûrement pas la mmême que celle d’un employ” de bureau.

    Enfin un problème qui va forcément être discuté quant au montant futur des retraites et qui pose lalternative : augmentation des cotisations ou diminution des retraites.
    En fait seule une évaluation financière de l’évolution de la situation permettrait de savoir si cette option est nécessaire, mais elle suppose une évaluation aussi de l’évolution du chômage.

    Enfin un dernier point me parait devoir être signalé, car le gouvernement s’ingénie parfois à opposer les situations des personnes qui travaillent dans le privé et celles des fonctionnaires.
    Il me semble normal que les dates de départ en retraite et les durées de cotisation soient les mêmes pour tous.
    Par contre le calcul des retraites n’est pas forcément favorable aux fonctionnaires comme on le dit trop souvent du fait du calcul de la retraite sur le salaire des dernières années.
    J’ai travaillé pendant longtemps avec les deux secteurs et j’avais fait des calculs sur les montants des retraites et, bien qu’elles soient calculées autrement, elles étaient souvent plus favorables dans le secteur privé car les salaires y étaient nettement plus élevés que dans le secteur public.
    En moyenne, à salaire égal, le calcul de la retraite sur le salaire des dernières années avantage les fonctionnaires, et à qualification égale, les personnes du secteur privé sont favorisées car leurs salaires sont plus élevés.
    Mais en fait ce sont des cas d’espèce : les femmes fonctionnaires qui ont élevé 4 enfants sont favorisées car elles ont une bonification de 15% de leur retraite, mais je trouve que c’est méroité et il est anormal qu’il n’en soit pas de même pour les femmes du secteur privé.
    Les cadres du privé ont en général une retraite au moins 30% supérieure à celles des cadres fonctionnaires, due à la différence de salaires
    Par contre les “ouvriers d’état” semblent favorisés car leur retraite est en moyenne nettement supérieure à celees du secteur privé. Mais une moyenne cache beaucoup de choses. Beaucoup d’ouvriers du secteur privé sont rémunérés au Smic et ont de strvaux peu qualifiés.
    Les ouvriers d’état qui existent encore sont de haute qualification (par exemple dans la réparation aéronautique, les laboratoires, les opticiens dans les hôpitaux...) et leurs homologues du privé sont dans des emplois de techniciens et les retraites sont alors comparable, car leurs salaires sont plus élevés que ceux des ouvriers d’état.
    Les fonctionnaires dans les bureaux (les plus nombreux et très souvent des femmes) sont peu payés et leur avancement à l’ancienneté est faible. Leurs retraites sont inférieures aux homologues du secteur privé, mieux payés.
    Ils peuvent voir leur carrière évoluer, mais presque uniquement en passant des concours, ce qui n’est pas évident, et on voit actuellement des postes de secrétaire administratif, relativement peu payés, occupés par des bac + 3 ou 5 (licence ou maîtrise de lettres), qui n’ont pas trouvé de travail dans le privé et ont passé ces concours.
Par notre-nature le Mardi 27 avril 2010 à 11:21
Comme dit ma grand-mère "a ton age je travaillais, ouai mais mamie moi a ton age je travaillerai"
Par kaa le Mardi 27 avril 2010 à 12:13
Il faut savoir aussi qu'une grosse partie du salaire d'un cadre de la fonction publique est composée de "primes" et ne rentre donc pas dans le calcul de la retraite.
 

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