Mercredi 3 décembre 2008 à 8:29

Tristesse, désespoir

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     J’ai parmi mes correspondant(e)s des jeunes qui sont tristes et parfois au bord de l’abîme, cela pour des raisons diverses : mort ou abandon d’un être aimé, gros problèmes familiaux, agression, causes diverses qui ont mené à une quasi-dépression..;;
    Je lis souvent dans vos mails i des phrases telles celles ci:
“...J’ai l'impression de ne plus servir à rien... Je ne fais rien de bien... Je ne me sens plus heureuse même avec mes amis... Je suis complètement morte de l'intérieur... Aucun espoir ne se manisfeste...  Qui viendra à mon secours et me tendra enfin la main ?...”

    On en arrive là comment et pourquoi?

    Toujours le même problème: l'égoïsme de ceux qui, ne pensant qu'à eux, oublient le malheur des autres. Voici encore une plainte d’une des “guenons” du vieux singe que je suis :
    ” Petite fille oubliée, je cherche l'amitié, mais comme je touche le fond, personne ne me répond. J'ai dit ma souffrance à mes amis, bien qu'ils me dissuadent de passer à l'acte, j'attends toujours une aide qui pourra me montrer que la mort n'est pas la solution. ...”
   

     Le monde est dangereux à vivre, non seulement à cause de ceux qui font le mal, mais aussi à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
    Dans les mails et les blogs les plus sombres, cette sensation d’isolement, d’abandon est générale et elle peut être effectivement la conséquence de l’égoïsme des humains.
    Cependant l’égoïsme n’est pas la seule cause. Tous les ados ne sont pas égoïstes. Mais quand ils voient une camarade déprimer, ils sont pris au dépourvu, ils ne savent pas quoi faire, ils n’ont pas assez l’expérience de la vie. Ils ne savent pas que conseiller et comment.
    Parfois ils ont peur (peut être pour eux mêmes et c’est effectivement un peu être égoïste, mais pas volontairement). Si vous voyez un SDF dans la rue par ces grands froids, vous ne pouvez pas le sauver tout seul. Il faut alerter les secours. Là c’est pareil!
    Je connais une jeune fille qui passe son temps à essayer de soutenir ses amies, à les conseiller, à crier leur peine, pour essayer d’attirer l’attention sur ces souffrances. Mais elle finit par douter, par être submergée par tant de désespoir, et par se laisser contaminer elle même; elle n’a que 17 ans, la maturité et le courage d’un adulte, mais pas sa résistance et c’est pourtant une fille formidable.
    Quand la situation est grave ainsi, il faut aller chercher les adultes!
    Bien sûr il y a des adultes égoïstes, mais l’infirmière de votre collège ou de votre lycée se dévoue pour les autres, elle saura quoi faire et elle est tenue au secret médical.
    Il y a vos parents; ils vous aiment et seraient malheureux que vous soyez vous même dans cet état. Alors allez les voir, ils sauront que faire vis à vis des parents de votre camarade, qui n’ont peut être rien soupçonné de la détresse de leur enfant.

    Et vous qui souffrez ne croyez pas que cela se voit forcément. Vos parents, vos grands parents vos frères et soeurs vous aiment, ils n’ont rien vu, sinon, ils seraient déjà à vos cotés. Alors allez les voir, allez vous confier.
    Ne soyez pas honteuse, quelqu’un qui aime beaucoup ne juge pas. Le seul moyen d’en sortir, c’est qu’on vous aime, que l’on vous écoute, que l’on cherche à comprendre vos angoisses, et à vous aider à en éliminer les raisons.    
    L’adolescence, c’est le moment ou on est en rebellion contre ses parents, contre le monde entier. Je l’ai été aussi; mais c’est une situation passagère et on s’aperçoit plus tard, quand on est devenu adulte, que cette révolte n’a finalement pas servi à grand chose : c’est la nymphe qui veut faire éclater le cocon.
    Mais dans le malheur, il faut oublier ces querelles, il faut se serrer les coudes : l’union fait la force et redonne confiance.
    Et si cela va trop mal, les médecins sont aussi là pour vous soigner, mais aussi pour vous comprendre.

   
Si votre mal est sérieux, ne restez pas dans votre coin. Il ne suffit pas de  crier au secours, on ne sait pas si on sera entendu. Il faut aller chercher de l’aide.
Par Samantha.c4 le Mercredi 3 décembre 2008 à 9:09
S'il y a bien une chose dont on n'arrivera pas à me dépersuader (oui ce mot n'existe probablement pas) c'est que personne n'est vraiment heureux. Et là plus particulièrement, tout le monde est dans la merde. Alors au risque de paraitre égoïste (mais comme je le suis souvent, forcement je m'en tape) je tiens à dire qu'il est difficile de se préoccuper des malheurs des autres quand
1) on s'en fout
2) on est submergé par sa propre misère

Comme je le dis parfois aux types des associations humanitaire, c'est pas facile de donner de l'argent à leurs causes quand on n'en a pas. Alors pour ce qui est de la joie de vivre à un suicidaire... et quand bien même on y arriverait ce serait hypocrite.

Oui je prend le parti de l'inaction, l'infirmière scolaire prendra peut-être le parti de déléguer ça à un confrère, qui délèguera ça au prozac. Dans un sens, elle et moi on fait pareil.

D'ailleurs du prozac j'en ai pris. ça n'a bien sûr pas réglé mes problèmes, mais qu'on veuille l'admettre ou pas le plus important pour les gens c'est pas que tout aille bien, c'est que ça ait l'air d'aller bien. Pas de vague et fais un grand sourire. Les enterrements c'est chiant et ça coute trop d'argent. En plus c'est triste, et quand c'est triste c'est MAL. Ce qui revient à tout ceci, et au grand précepte biblique "ne vous suicidez pas parce que c'est MAL"
Par Maybe.Be le Mercredi 3 décembre 2008 à 9:52
C'est vrai. L'être humain est souvent égoïste. Pas tous comme vous le dites heureusement. Le problème n'est pas encore là à la limité. Mais dans le fait que le peu de gens qui ne le sont pas. Ce sont souvent des gens qui eux aussi ont besoin d'aide, qui vont mal etc... Pas tout le temps heureusement. Mais personnellement, je reste sur mon avis que quand ça va pas... Y a pas grand monde sur qui on peut compter. Les ami(e)s ? On en voit même pas la couleur. Les CPE, les proviseurs ? Ils sont là c'est vrai le plus souvent. Mais là pour balancer aux parents surtout. Les parents eux même ? C'est vrai. Ce sont les personnes les mieux placées. Tout à fait d'accord. Ils sont plus compréhensibles que l'on peut le croire. Mais le truc c'est que comme vous le dites à l'adolescence on est souvent en conflit avec eux. Alors il faudrait savoir mettre de côté toute rancune ou rancoeur et laisser place à l'amour que les parents peuvent avoir pour nous et nous pour eux. Le problème c'est que souvent on s'en rend compte trop tard de ça. Que les parents sont aussi là pour ça. Sur le coup, on ose pas bien sûr. Et pourtant.... Je reste et resterai sur mon avis que les parents sont les mieux placés le plus souvent pour nous aider dans nos problèmes. Quel qu'il soit. M'enfin... Ce n'est que mon avis hein... J'en sais rien moi après tout.
Par Marcow le Mercredi 3 décembre 2008 à 12:34
Foutaise: enfant, ado, adulte c'est chacun sa merde dans ce monde (occidental/capitaliste). Sauf pour peut-être 10% (dont vous faites de toute évidence partie) qui s'intéressent vraiment à l'existence de son prochain.
Par welcometomymind le Mercredi 3 décembre 2008 à 14:17
Marcow : on est poli sur ce blog ! Exprimer une opinion différente n'est pas incompatible avec ça : si, si tu peux le faire !
Par vergiberation le Dimanche 15 mars 2009 à 10:47
Un constat personnel et professionnel, il existe des personnes qui ne veulent pas aller mieux, qui ne veulent pas qu'on leur tende la main et qui se complaisent dans leur mal-être. Il y trouve un gain (parfois on s'occuple plus d'eux, parfois cela leur permet de justifier de ne rien faire au travail, parfois cela leur permet de bénéficier d'allocations...).
 

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