Mercredi 18 juillet 2018 à 15:52

Energie, nucléaire, économies

          Nous vivons dans un environnement radioactif permanent, certes très faible, mais totalement méconnu de la plupart des gens et des médias, cela depuis l'origine des temps et nous ne nous en portons pas plus mal.
          L'homme a rajouté des causes d'irradiation : exploitation de l'énergie nucléaire et de sources radioactives, expériences nucléaires aériennes avant 1980, accidents de Tchernobyl et de Fukushima. Ces causes d'irradiations sont très faibles vis à vis de la source la plus importante : l'irradiation médicale des examens courants (la radiothérapie est une source encore plus importante mais exceptionnelle).
          Ce sont ces diverses notions que je veux aborder aujourd'hui, les chiffres et tableaux étant empruntés à un article de Claude Payen, délégué ministériel pour l'observatoire de la santé des vétérans.

          Je rappellerai d'abord à titre de comparaison ce que nous avons dit dans un précédent article, sur la radioactivité et ses dangers biologiques :

                    • le becquerel (Bq) est l'unité de quantité de radioélément : celle qui produit une désintégration par seconde. C'est une quantité minuscule, mais les appareils de mesure en radioactivité sont ultra-sensibles. A titre d'exemple dans un examen médical de la thyroïde, on injecte au patient environ un million de  bécquerels d'iode radioactif.

                   • Le sievert est l'unité de dose de rayonnement reçue par un matériau, et notamment le corps humain, qui traduit la quantité d'énergie reçue et l'ionisation au niveau des cellules du corps. C'est une quantité importante et on mesure les doses en général en millièmes de sieverts (mSv).

          A titre de comparaison un jet d'eau émet une certaine quantité de gouttes par seconde (analogue Bq) et un homme sous le jet d'eau reçoit une certaine quantité d'eau ( dose en mSV)

          Rappelons que, pour une irradiation totale du corps :
                    - au dessous de 200 mSv, pas d'atteinte biologique sensible du corps.
                    - atteinte biologique grave à partir de 1 000 mSv.
                    - mort certaine à 6 000 mSv.

                    - par ailleurs, au dessous de 2000 mSv de dose cumulée totale, le nombre de cancers ne dépasse pas la statistique de cancers naturels.

         La législation impose qu'on limite l'exposition de toute une population à 1 mSv par an, et celle des travailleurs sous rayonnements (hors jeunes et femmes enceintes) à 20 mSv par an, mais évidemment la règle est de recevoir le moins possible de rayonnement.

                  Parlons maintenant de l'irradiation naturelle en France :

Radioactivité en France, naturelle et créée par l'homme.         Vous avez sûrement entendu parler desrayons cosmiques. Ce sont des particules de hautes énergies, venant du soleil ou des étoiles. Certes elles arrivent en ordre dispersé sur terre du fait de l'atmosphère, mais les doses reçues au sol représentent quand même 15% de la radioactivité naturelle. Le dose reçue est d'autant plus forte que l'on s'élève en altitude, la protection atmosphérique et du champ magnétique terrestre diminuant.
         Le tableau ci-contre indique les doses annuelles moyennes reçues par an.


 Radioactivité en France, naturelle et créée par l'homme.       Le radium qui est présent dans des roches granitiques , notamment en Bretagne ou dans la Creuse, se désintègre lentement en produisant un autre élément radioactif, le radon, qui est gazeux et se trouve donc dans l'atmosphère. On a trouvé dans des maisons, des activités allant jusqu'à 1 000 Bq:m3 d'air et les doses délivrées varient de 1 à 4 mSv par an. Le risque principal est (cf. les travailleurs autrefois dans les mines d'uranium) le cancer du poumon. Mais une étude épidémiologique dans la Creuse montre que la fréquence des cancers est au contraire inférieure à la moyenne, ce qui montre que les doses totales reçues ne sont pas suffisantes pour provoquer des cancers. (au delà des cancers biologiques naturels).

        Il y a dans les roches de l'uranium, du thorium et du potassium 40 radioactifs, avec une quantité moyenne de 1300 Bq par kg, mais qui peut être 100 000 fois plus importante dans des zones uranifères.
         Les fleuves érodent les roches et entraînent ces produits dans les océans. Les rayonnements sont dissipés en profondeur sous forme de chaleur. L'eau de mer contient de l'ordre de 12 000 Bq par m3.

                  L'irradiation due aux activités humaines.

Radioactivité en France, naturelle et créée par l'homme.        La principale cause d'activité est la radiographie médicale à des fins de diagnostic. En moyenne chaque personne reçoit 1mSv par an devant des appareils de rayons X.
          Le tableau ci contre donne des indications quant aux doses reçues selon les organes concernés.
         L'irradiation à des fins thérapeutiques, concerne seulement les malades, principalement atteints d'un cancer. Les doses sont délivrées au niveau des cellules atteintes et on essaie de préserver au maximum les organes voisins.Au niveau de l'organe visé par le traitement les doses délivrées sont souvent supérieures à 10 000 mSV, donc supérieures à celles qui, si elles étaient reçues par l'ensemble du corps, entraîneraient la mort.

        Les autres sortes d'irradiation proviennent essentiellement des retombées dues aux essais nucléaires aériens avant 1980 et aux accidents de Tchernobyl et de Fukushima.
         Les doses reçues sont beaucoup plus faibles, de l'ordre du centième mSv par an.
         Dans ces retombées l'iode radioactif, de période courte, disparaît rapidement et c'est le césium qui est responsable des irradiations et contaminations à long terme.
         Le tableau ci-contre compare les doses reçues au bout de 60 ans concernant les retombées de Tchernobyl et l'irradiation naturelle. on constate que ce que nous recevons du fait de la radioactivité naturelle est cent fois supérieur.

Radioactivité en France, naturelle et créée par l'homme.

        Les doses reçues au voisinage d'une centrale nucléaire sont encore plus faibles, car, en l'absence d'accident, il n'y a pas de fuite de produits radioactifs à l'extérieur.
          Les seules incidents en fonctionnement dans les centrales nucléaires françaises, ont été de légères fuites d'eau contaminée en provenance des circuits de refroidissement, mais les incidents sont traités à l'intérieur de  l'enceinte de la centrale, par récupération et traitement de l'eau contaminée.
          Les médias en parlent toujours beaucoup, mais il n'y a jamais eu de victimes en 56 ans de fonctionnement, et ces incidents sont minimes à cotés de ceux dans l'industrie chimique, dont on parle pourtant souvent très peu.

        

Par jazz le Jeudi 2 août 2018 à 11:38
un musical bonjour Jean-pierre
j'espère que tu vas bien

en jeudi 2 aout mon blog jazz fête ses 10 ans et pour la festive occasion un article spécial sur jazz
bien amicalement et A+ du troubadour Emmanuel
 

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