Samedi 31 août 2019 à 8:22

Informatique, médias, internet

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    J’ai déjà fait un article sur les fausses nouvelles qui circulent sur le web.
    Mais j’ai lu un compte-rendu d’une étude faite par Mehdi Moussaïd, de l’Institut Max Planck de Berlin, qui m’a paru intéressant.


    Les rumeurs et fausses nouvelles se répandent sur le Net, mais en général lentement et auprès d’un grand nombre de personnes. L’étude en cause concerne leur diffusion sur Twitter, par paliers successifs que l’on appelle « cascade ».

    Ces cascades sont très peu nombreuses (que ce soit des informations vraies ou non).
    Sur Twitter, 93% des twits ne sont pas lus, et 6,5% sont lus par 3 personnes au plus. Donc seulement 0,5% sont lus par plus de 3 personnes.
    Seulement 1/100 000 donne lieu à une propagation massive  en touchant plus de 500 personnes.

    La diffusion peut avoir deux allures :
        - Soit elle est « horizontale, c’est à dire très importante en une seule ou peu de fois : c’est le cas de sites de personnes très connues, qui ont un très grand nombre de visiteurs. Ces cas sont limités.
        - Soit elle est « verticale », c’est à dire qu’elle touche un nombre peu important de personnes, mais qui la répercutent à d’autres et ainsi l nombre croit très rapidement. C’est le cas le plus fréquent.

    L’étude a porté ensuite sur les rumeurs et fausses nouvelles diverses (notamment politiques),  220 000 twits erronés ont été trouvés parmi un milliard de twits examinés.
    On s’aperçoit que les nouvelles vraies dépassent en général moins de 1000 lecteurs, alors que les fausses nouvelles en dépassent souvent 100 000 et sont presque toutes de nature verticales.. Elles se propagent plus vite et plus longtemps que les informations vraies.
    Ces critères permettent de repérer ces fausses nouvelles, qui ne passent pas inaperçues, d’utant plus que celles qui sont dangereuses sont celles qui ont une grande diffusion.

    Un logiciel a été créé par le MIT et l’université d’Harvard et a été essayé sur 209 rumeurs tirées de 938 000 twits. 75% ont été détectées par le logiciel. Les critères qu’il utilise sont en cours d’amélioration. Ce logiciel pourra servir aux opérateurs du web pour « épurer leurs sites, ou au moins mettre un « indice de fiabilité » des nouvelles.

    Le mécanisme des fausses rumeurs a été étudié : on a demandé à des acteurs initiaux de mettre sur internet un dossier d’information et on a suivi sa transmission.
    Dès la troisième transmission, on constate une transformation importante : 52% des informations ont disparu et les autres sont déformées. A la 10ème transmission, le dossier n’est plus reconnaissable, presque toutes les informations étant inexactes.
    Le dossier représente le point de vue dominant du groupe de transmission.
    Les éléments les plus négatifs et les plus alarmants sont exagérés. Les personnes privilégient les informations en fonction de leurs préjugés. Le dossier est d’autant plus déformé que les lecteurs ont des préjugés communs.

    Cela dit, il n’y a pas que le net qui propage parfois de fausses rumeurs et les journaux, la télévision le fait aussi. Les journalistes, à la recherche du sensationnel, ne vérifient pas assez leurs sources.

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Par autresrimes le Mardi 3 septembre 2019 à 15:29
un poétique bonjour Jean-pierre
passant lire tes nouveaux article
bien amicalement du troubadour Emmanuel
 

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