Mardi 26 juillet 2011 à 8:49

Energie, nucléaire, économies

Plusieurs de mes correspondant(e)s m’ont demandé de faire un article pour expliquer ce qu’était la fusion nucléaire et si cette énergie pourrait prendre le relais de l’énergie de fission actuelle et quels étaient les contraintes et les dangers. J’avais remis un peu cet article car je voulais faire le point sur le programme international “ITER”

    ITER (“le chemin” en latin, et originellement en anglais : International Thermonuclear Experimental Reactor ) est un prototype de réacteur nucléaire à fusion actuellement en construction à Cadarache près de Manosque et Aix en Provence). Ce prototype est destiné à vérifier la « faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d’énergie ».

    Nous sommes habitués à voir des programmes de toutes sortes en coopération internationale, mais c’est en général au sein de l’Europe, ou entre pays européens et Etats Unis, mais le programme ITER est étonnant par l’ampleur de la coopération qui englobe les grand spays mondiaux :
    L’Europe, les USA, la Russie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, et l’Inde. De plus la Suisse y participe via Euratom et le Brésil pourrait rejoindre le projet.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/signature.jpg                                         La signature de l'accord ITER le 21/11/2006
   
        L’organisation ITER

    Après de longues discussions le site de Cadarache en France a été choisi pour abriter le réacteur (trois autres sites ayant été en lisse, en Espagne, au Canada et au Japon).et l’accord international a été signé à Moscou le 28 juin 2005, et l’accord définintif a été signé en France le 21 novembre 2006.
     “ITER Organization”, un organisme public, a été officiellement créé le 24 octobre 2007. Il est dirigé par un scientifique japonais.
    La gestion d'ITER, régie par le traité international de la même façon que pour la station spatiale internationale, est réalisée par un ensemble d'instances où se réunissent les différents membres.de toutes les nations signataires :
    La principale instance est le Conseil ITER, situé à Moscou en Russie. Il est composé de huit membres : deux Européens, deux Russes, deux Japonais et deux américains..
    Le Conseil ITER est assisté d'un comité technique  et d'un comité de gestion.
    Au deuxième niveau existe dans chaque pays membre d’ITER, une “agence domestique” chargée de l’interface du pays membre d’Iter avec l’organisation internationale et de la fourniture à cette même organisation internationale des composants prévue par les négociations internationales,
    L’agence domestique européenne est à Barcelone en Espagne.
    En France, de plus, il existe u e “mission gouvernementale” et deux organismes aident à la gestion locale :  la mission Iter, placée auprès du Préfet de région, et  l’Agence Iter France créée au sein du CEA,
    Enfin différents laboratoires et industriels de chaque nation participent au projet et un laboratoire particulier a été créé au Japon pour étudier plus spécialement les matériaux spéciaux destinés au réacteur., l’IFMIF (International Fusion Materials Irradiation Facility).

        Le projet ITER

    Le projet ITER est financé par les pays membres et les résultats seront fournis à tous ces pays. Le coût est d’environ 10 milliards d’euros, mais en outre les divers pays fournissent des prestations en nature.
    Cettee somme se décompose en environ 4 MM€ de bâtiments et équipements, 100 M€ de recherches, 650 de frais de personnels et 240 M€ par an de fonctionnement pendant 20 ans et 500 M€ de démantèlement.:
    Le projet ITER est à long terme puisqu’il est prévu 10 ans de “contruction” du réacteur. L’aménagement de génie civil du site est en cours.
    Les différents organes sont étudiés et réalisés apr les pays membres et le commencement de l’assemblage devrait se faire à partir de 2012 et le réacteur devrait être opérationnel en 2020
    Les essais et expérimentations devraient durer de 2020 à 2040 et le réacteur devrait ensuite être démantelé et un réacteur “industriel être construit.

    En effet ITER ne produira pas d’électricité. Son rôle est démontrer que l’utilisation de l’énergie de fusion est possible dans de bonnes conditions de sécurité, en produisant dix fois plus d’énergie que l’on en consomme.
    Le cahier des charges prévoit de produire 500 MW en en consommant 50 pour l’alimentation de la machine, sous forme de chaleur et éventuellement de vapeur. La production d’électricité est ensuite classique à partir de turbines


http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/ITERbatiments.jpg

    Dès à présent une étude de sécurité a été faite et présentée à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) français, et l’autorisation de construction devrait être donnée prochainement.
    J’en donnerai les principaux éléments dans un autre article.

  
  Dans le prochain article je rappellerai les principes physiques de la fission et de la fusion et ce qui différencie la fusion nucléaire dans le soleil ou les étoiles de celle de ITER et donc quelles sont les difficultés rencontrées pour maîtriser la production de cette énergie et  je décrirai comment va fonctionner le réacteur ITER et les problèmes qu’il pose.
   
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