Mardi 17 juin 2014 à 8:45

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/bitcoincircuitboard680x400.jpg    Nous avons vu hier que vous pouvez, en transférant des euros depuis votre compte en banque habituel dans une banque « réelle », acheter des bitcoins, monnaie virtuelle, dans une banque électronique fictive, dont l’ordinateur vous ouvre un compte électronique, à partir duquel vous pourrez payer des fournisseurs ou au contraire recevoir de l’argent en échange d’un service.
    On a vu comment générer une transaction à partir de sa clé privée, que vous êtes seul à connaître et de sa clé de vérification publique, pour payer un fournisseur qui vous a communiquer l’identifiant de son compte pour être payé, en échange de ce qu’il vous a fourni. Cette transaction comprend votre clé privée signature, qui prouve que c’est bien vous qui effectuez cette transaction, votre clé publique de reconnaissance par le réseau, le montant de la transaction, la preuve que votre compte est suffisamment approvisionné (ce sont les références des dernières précédentes transactions), et le numéro de compte de votre créditeur.

    Lorsque vous avez envoyé votre transaction dans le réseau, que se passe t’il ?
    Tous les utilisateurs du réseau Bitcoin vont maintenant maintenant pouvoir vérifier et valider la transaction que vous avez ainsi envoyée. Le système n’est ainsi pas géré par une autorité bancaire ou informatique centrale, mais par ses propres membres, dans ce qu'on appelle un réseau « pair à pair ».
     En fait, tous les utilisateurs ne vérifient pas toutes les transactions : il s'agit de volontaires, le plus souvent rassemblés en groupes, possédant des ordinateurs suffisamment puissants et les programmes informatiques nécessaires. Ces volontaires sont appelés « mineurs » (en référence aux chercheurs d'or car leur activité reçoit un paiement en bitcoins), et le processus de validation s'appelle le « minage ».
    Le processus de validation est complexe car il fait appel à des algoritmes très sophistiqués que vont utiliser les ordinateurs des mineurs, pour vérifier les données de chaque transaction.
    Quand cette vérification est faite par les divers mineurs sur un certain nombre de transactions, celles qui sont satisfaisantes sont rassemblées dans un bloc et les ordinateurs doivent alors se servir de certains paramètres des transactions dans un algorithme de validation, qui revient à tirer au sort celui des mineurs qui va déclarer bonne l’ensemble des transactions du bloc, et recevoir la récompense correspondante.
    Ce « vainqueur » va valider l’ensemble des transactions auprès de tous les membres du réseau et dès lors l’argent sera réputé transféré de votre compte sur celui de votre fournisseur.
    Bien sûr il n’y aura aucun transfert, ni aucune localisation des bitcoins : c’est l’information partagée et dupliquée au sein du réseau, qui indique à quel portefeuille d’utilisateur appartiennent les bitcoins.
    La différence avec une banque classique, c’est qu’il n’y a pas une agence qui tient vitre compte à jour, mais l’information est présente sur tout le réseau, dupliquée mainte fois. C’est ce qui assure sa sécurité et devrait;, d’après les partisns du bitcoin, donner confiance aux utilisateurs.

    A première vue ce bitcoin apporte bien des avantages pour les utilisateurs : facilité, sureté et anonymat.
    Les bitcoins peuvent être échangés rapidement dans le monde entier, sans conversion entre devises, et à priori à un tarif  qui devait être  nettement inférieur à ceux des carte de crédit, des systèmes de paiement PayPal ou autres.
    L'identité de l’utilisateur n’est demandée que lors de l’échange entre devises classiques et bitcoins.
    Tout paiement en bitcoins est irréversible, ce qui protège les commerçants contre les fraudes par opposition de paiement mais par contre l'acheteur risque toutefois quele vendeur ne livre pas l'objet acheté, sans pouvoir réclamer.
    Sur le plan de la sécurité, les procédés cryptographiques empêchent de truquer les comptes, de dépenser deux fois le même bitcoin ou de s’en créer frauduleusement. Mais on peut se faire voler son portefeuille si on vous vole votre clé personnelle et votre numéro de compte sur votre ordinateur.
    Enfin il y a une transparence que n’ont pas les banques puisque tout le système est public et peut être utilisé par chaque membre du réseau.

    Là où le bas blesse, c’est que le système, qui s’est rapidement développé, a surtout attiré les spéculateurs.
    Il en résulte pour le bitcoin a un gros inconvénient (à mon sens) : comme une monnaie étrangère, il n’a pas un cours fixe, mais celui ci varie en fonction de son utilisation et donc du gré des spéculateurs, comme pour la bourse.
    Certaines personnes pensent que le bitcoin va révolutionner la planète et être adopté par tous les internautes, comme les réseaux sociaux.
    Pour le moment je pense qu’il est encore peu connu, qu’il divise les économistes, inquiète les pouvoirs publics et notamment les banques centrales, passionne et affole les spéculateurs, car certains ont gagné beaucoup d’argent tandis que d’autres y ont laissé leur chemise.
    Je suis personnellement très méfiant vis à vis d’une monnaie dont le cours est très fluctuant et fondé sur des critères très subjectifs, car c’est une sorte de poker encore pire que la bourse, les joueurs n’ayant pour idée que de gagner de l’argent, et ce sont les utilisateurs lambas qui feront les frais de l’affaire.
    La monnaie virtuelle « Monéo » coûtait très cher, mais on savait combien en pourcentage; avec le bitcoin, tout est aléatoire, comme le montre cette courbe de la valeur du bitcoin par rapport au dollar.
    Vous pouvez en juger sur le graphique suivant qui montre son cours par rapport au dollar de 2009 à 2014.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/coursbitcoin.jpg
    Le premier pic correspond à la crise en Grèce, puis celui de fin 2013 à un engouement passager car certains utilisateurs avaient déjà gagné beaucoup d'argent en achetant des bitcoins à très bas prix dès leur création, et enIes « minant, quand peu de monde le faisait encore.
    Mais des entreprises se sont mises à fabriquer des cartes et des puces spécialisées dans le minage et la puissance informatique conscrée à cette opération est aujourd’hui énorme.
    Surtout la Russie a interdit toute transaction en bitcoins et la Chine a interdit à ses banques et organismes de paiement de « vendre » cette monnaie électronique. Les autres banques centrales sont plutôt hostiles à cette monnaie non régulée, craignet le blanchiment d’argent ou le financement terroriste, et ne garantissent aucun remboursement..
    De plus un des site d’échange de bitcoins a fait faillite à la suite d’un vol ou d’une escroquerie.
    Le cours du bit coin a fait une chute spectaculaire, et l’éclatement de cette bulle a ruiné certains spéculateurs
    Mais d’autres chercheurs sont en train d’imaginer des systèmes encore plus sophistiqués !
    
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