Dimanche 6 novembre 2016 à 15:16


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    Je vois tous les jours des personnes, notamment des jeunes qui n’ont pas assez de volonté et qui ne maîtrisent pas assez leurs envies.
    J’en connais beaucoup qui ne travaillent pas assez à l’approche d’un examen et révisent la veille, ce qui est évidemment insuffisant car la mémoire n’apprend que par la répétition. D’autres qui devraient rendre un travail pour dans deux jours et n’hésitent pas, à sortir malgré tout avec des copains, au risque de ne pas avoir terminé à temps.
    C’est une question de maîtrise de soi, à la fois de maîtrise de ses émotions et de volonté. Cela s’apprend : il s’agit de changer pour nous adapter aux événements et à notre environnement.
    Beaucoup croient qu’ils ne peuvent aboutir parce qu’ils n’ont pas assez d’estime d’eux mêmes. C’est une erreur. L’estime de soi est plus une conséquence qu’une cause de la réussite. La clé de la réussite c’est le travail et l’autodiscipline.
    Mais devoir contrôler ses pensées demande un effort, qui est fatigant et donc le faire sans cesse mènerait à l’épuisement. Il faut donc le faire à bon escient.
    Se maîtriser entraine une consommation d’énergie et notamment de glucose. Des personnes en hypoglycémie ont du mal à conduire des actions volontaires.
    Toutes les expériences qui ont été faites par des chercheurs montrent que la maîtrise de soi s’apprend et que ceux qui ont suivi des entrainements, réussissent mieux par la suite à se maîtriser.
    Une constatation intéressante : lorsqu’on veut éviter de penser à quelque chose, ce sujet vous obsède davantage, et un des moyens de se défendre est de s’obliger à penser à autre chose. Les enfants notamment se « racontent des histoires ».

    Je vois souvent des personnes - notamment sur leur blog -, qui en début d’année, prennent de nombreuses résolutions. Mais sont elles suivies d’effet.
    Pour qu’elles le soient, il ne faut pas que ce soit un simple énoncé; il faut qu’elles soient accompagnées d’un projet, d’un plan précis et détaillé.
    Au niveau du cerveau, les IRM ont montré que la maîtrise des impulsions résultaient d’une lutte permanente entre les centres qui nous poussaient à satisfaire nos pulsions et ceux qui contrôlent nos objectifs. Le cerveau émotionnel et notamment les centres de récompensent nous incitent à céder à nos impulsions, surtout si elles nous apportent du plaisir, et le cortex préfrontal va chercher à contrôler logiquement et rationnellement nos actions.
    D’ailleurs les addictions résultent d’un dérèglement de nos centres de récompense.
    Chez les enfants, le système de récompense varie peu alors que le cortex préfrontal renforce progressivement son action de contrôle, si l’enfant reçoit une éducation appropriée.
    A l’adolescence le cerveau émotionnel évolue beaucoup du fait de la socialisation (les nouvelles technologies ont encore augmenté cette évolution). L’adolescent est donc beaucoup plus tenté, alors que son cortex préfrontal n’évolue que lentement. Le contrôle de soi diminue en général fortement et l’adolescent prend des risques inconsidérés.
    Les faisceaux d’axones qui lient le système de récompense au cerveau préfrontal sont peu myélinisés et cette myélinisation va intervenir avec la maturation, jusqu’à 20 à 25 ans. Le cortex préfrontal pourra alors ralentir l’action du cerveau émotionnel et notamment du système de récompense    .
    Les études faites sur ces faisceaux de communication ont montré qu’un entraînement à la concentration, à l’exercice de responsabilités, entraînaient une myélinisation accélérée et donc un meilleur contrôle de soi.

    Mais pour ne pas dévier d’un objectif, il faut garder présent à l’esprit ce en quoi il consiste, ses étapes, les processus. Pour cela le cortex préfrontal utilise les mémoires de travail à court termes, dont la capacité et la durée se conservation d’une donnée sont limitées. Le développement de la mémoire de travail favorise la maîtrise de soi. Des exercices simples permettent cet entraînement.
    Mais sur le plan maîtrise de soi, nous ne sommes pas tous égaux car nos cerveaux sont tous différents.
    Une personne de préférence L aura un comportement logique lus important car son cortex préfrontal aura davantage de liberté d’agir. De même une personne de préférence J qui possède une plus grande capacité de planification et une tendance moins grand à la procrastination.
    Mais ces préférences sont évolutives et l’éducation et l’instruction peuvent les faire notablement évoluer.

    La maîtrise de soi est une des clés de la réussite (à condition d’aller de pair avec le travail), et il n’appartient qu’à nous de la développer, mais aussi aux parents vis à vis de leurs enfants.
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