Mardi 12 août 2014 à 8:37

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/P1000521.jpg

    Plusieurs correspondant(e)s m’ont demandé il y a quelques temps ce que je pensais de la « théorie du genre ».
    C’est une question difficile à traiter car ce terme est employé dans des sens très différents, qui n’ont aucun rapport avec l’origine des études socioéconomique sur le « genre », et de plus le problème a été déformé et monté en épingle à des fins politiques ou même simplement pour se faire remarquer ou mettre la pagaille.
    Il en résulte des malentendus flagrants.

    Il faut remonter à l’origine pour avoir des idées claires et en particulier à la définition du mot genre, au sens sociologique du terme.
    Dans de telles études, le mot « sexe » fait référence aux différences biologiques entre hommes et femmes, alors que le mot « genre » se rapporte aux différences démographiques, sociales, économiques et politiques, et éventuellement psychologiques, encore que la psychologie n’est pas indépendante de la biologie.
    Ce sens est dérivé en 1955, du sens grammatical du mot genre, mais qui comporte masculin, féminin et neutre (le pluriel n’en fait pas partie).
    Mais entre 1955 et 1970, les psychologues et sociologues ne différencient pas toujours les deux termes.
    Dans les années 70, de nombreuses études notamment aux USA se sont intéressées aux différences sociales entre femmes et hommes, et notamment aux inégalités dans le domaine du travail, des responsabilité et de l’économie ou des domaines préférentiels ou réservés aux femmes et aux hommes, dans les activités sociales.
    Beaucoup d’études sont également faites par des mouvements féministes.
    En France, le mot genre est peu utilisé et le mot « sexe » sert indifféremment aux études biologiques et socio-économiques.

    En définitive le genre concerne donc le rôle social des hommes et des femmes, sans relation avec la biologie et la sexualité.
    Les psychologues se sont intéressés aux différences de comportement en société, et donc au lien entre celui ci et l’éducation et la formation. Mais également aux « à priori », aux pratiques traditionnelles et culturelles, et à la répartition des tâches.
    Il est certain que les préjugés et stéréotypes concernant le comportement des hommes et des femmes influe sur l’éducation, voire l’instruction, qui elles mêmes, réagissent fortement sur les comportements ultérieurs.
    L’un des problèmes est que la division des rôles entre hommes et femmes est souvent perçue comme une hiérarchie, voire un jugement de valeur, et que l’exclusion des femmes de nombreuses actions est vécue dans certains pays comme un asservissement, qui paradoxalement est encore plus mal accepté par les société où il n’est pas en vigueur.
    C’est le cas notamment des différences des pays musulmans ou en Inde.
    De plus si l’on se place au plan politique, en terme de rôle et de pouvoir, le genre n’est qu’un élément parmi d’autres tels que la race, la classe sociale, l’âge… et avec des interférence avec l’éducation et la famille, l’instruction et l’enseignement, les métiers et les rémunérations, les comportements et activités en général, et les répercussions que cela peut avoir sur la politique économique et sociale, et les investissements publics et privés, et par conséquent tous les aspects financiers correspondants.

    Et la « théorie du genre » dans tout cela qu’est ce ?
    La théorie du genre, c'est soi disant une idéologie dans laquelle femme et hommes seraient semblables notamment sexuellement, ce qui est idiot et ce que personne n'a jamais soutenu.
    En fait cela n’existe pas.
    L'expression « théorie du genre » est essentiellement utilisée en France par ceux qui contestent l’aspect scientifique et la bonne foi des études de genre et  pour les critiquer.
    Pour certains cela résulte de l’évolution de la société depuis 50 ans et notamment l’accélération de la vie, la prédominance de l’argent, le chômage, les divorces et  la hausse continue du nombre de familles recomposées ou la progression du travail féminin, la crainte d'une disparition du schéma familial traditionnel, l ‘évolution du comportement des jeunes qui ne reconnaissent plus les modèles et l’autorité traditionnelle….
    Pour d’autres personnes (surtout des hommes), tout est fait pour gommer les différences hommes-femmes, (et évidemment les prérogatives des hommes).
    Et puis pour les excités, la "théorie du genre" devient un épouvantail politique pour lutter contre des réformes sociales, voire un prétexte et un moyen pour mettre la pagaille !.

    Demain je reprendrai ce thème en différenciant bien les problèmes de différences biologiques entre hommes et femmes, donc fonction du « sexe », qui sont indéniables, et les évolutions sociétales, face aux stéréotypes, qui concerner le « genre ».
Aucun commentaire n'a encore été ajouté !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3267880

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast