Dimanche 26 octobre 2014 à 7:29

Psychologie, comportement

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    Les biologistes et les psychologues aiment bien comparer nos comportements et ceux des singes, nos antiques cousins.
    Il le font notamment en ce qui concerne la réflexion et la manière de faire les choix.
    Les psychologues de l’université du Mississipi ont fait une expérience amusante qui s’appelle « le paradoxe du restaurant ».

    Ils ont constaté que lorsqu’une personne hésite entre deux plats A et B au restaurant, qui lui plaisent tout autant, et finit par se décider our le plat A par personne, et que par malchance, il n’y en a plus, la logique voudrait qu’elle choisisse alors le plat B;
    Il semble qu’il n’en soit rien, mais que la plupart des personnes reprennent la carte et choisissent un autre plat C.
    Les psychologues appellent cela une « dissonance cognitive » : lorsque l’on a choisi difficilement entre deux actions et que celle qu’on a choisi ne peut être réalisée, on de résout très rarement à choisir la seconde, comme si on avait un préjugé contre elle, et on en préfère une troisième.

    Les psychologues ont soumis divers animaux à un test simplifié. Il n’était évidemment pas question de lire un menu, mais on leur présentait deux mets qu’ils aimaient et s’il en choisissaient un, on le leur enlevait et on leur représentait le second plus un plat qu’ils aimaient nettement moins. Paradoxalement tous les singes évolués choisissaient plutôt le troisième, bien que moins apprécié, et donc étaient eux aussi sujets au syndrome de la « dissonance cognitive ».
    Par contre les ours ou les perroquets ou corbeaux ne faisaient pas ce choix curieux.

    Il semblerait que ce soit la conformation du cerveau qui joue, les singes évolués ayant une configuration de mémoire voisine de celle de l’homme, avec notamment le rôle de l’hippocampe.
    Ils gardent, comme l’homme le souvenir de leur choix passé, alors que ours et oiseau, une fois le premier choix fait, l’oublieraient.
    Heureux les amnésiques, puisque leur défaut fait leur bonheur en matière de nourriture !
   
    Depuis que j’ai lu cet article, je me suis évidemment testé, mais juste en faisant des choix de dessert devant mon frigo. Bizarre, je n’ai pas constaté de « dissonance cognitive ». Est ce moi qui suis anormal ou bien seul le restaurant serait il dissonant ?
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