Vendredi 23 mars 2007 à 18:56

Tristesse, désespoir



          Lorsqu'on lit certains blogs très tristes, ou que l'on discute avec son auteur, on constate souvent que ses souffrances sont réelles, mais n'ont pas des causes bien définies.

         La personne est souvent choyée, a presque tout ce qu'elle désire (évidemment en fonction de la situation des parents et à condition de savoir se limiter, car si chaque fois qu'on vous donne quelque chose, vous désirez immédiatement trois fois plus, la situation n'est pas viable).
         Bien entendu cette personne a quelques ennuis, quelques difficultés familiales ou scolaires, quelques disputes avec des amis, mais pas plus que d'autres, qui ne sont pas tristes pour autant.
         On constate souvent l'effet d'entraînement de l'environnement lugubre et des camarades qui ont les mêmes idées de désespoir, de sang et de mort.
         Je suis frappé par exemple, par le fait que lorsque j'étais jeune (et c'était pourtant la guerre et la vie n'était pas rose), la scarification était inconnue, parce personne ne nous en avait donné l'idée, que ce n'était pas la mode, et qu'il y avait déjà bien trop de sang versé dans les combats.

         Donc, mettre de l'ordre dans son entourage et dans ses amitiés pour éliminer l'environnement triste, (voir le précédent article), demande certes un effort important de volonté, mais a déjà une certaine efficacité. Mais bien sûr cela ne suffit pas.

         Il faut d'abord remplacer cet environnement par un autre plus gai et qui surtout vous apporte de la tendresse à la place de l'inquiétude et du désespoir.
         Dans votre cas plus que tout autre, vous avez besoin d'être aimé(e), consolé(e), encouragé(e). Chaque fois que cela est possible, le mileu familial, les parents, les grands-parents, les frères et soeurs, la famille plus éloignée, sont l'environnement qui devrait vous apporter la sécurité et l'amour qui vous manque.
         Ayez aussi des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, discuter et se divertir avec vous. Mais ils doivent être gais, et ne pas véhiculer les mêmes idées moroses, voire lugubres qui sont, ou ont été les vôtres.
         Trouvez vous plein d'occupations, travaillez (vous êtes au collège ou au lycée ou à la fac), faites du sport, ayez des activités artistiques, amusez vous, occupez vous des autres (par exemple essayez d'être le délégué(e) des élèves ou d'avoir un rôle dans une association, dans un groupe).
         Ayez confiance en vous; parmi ces activités vous allez en réussir certaines : vous n'êtes pas moins doué(e) que les autres et vous n'êtes pas inutile.

         Essayez de vous donner des buts, des objectifs pour l'avenir, pour vos activités. Avoir un but à atteindre, regarder l'avenir, ce n'est jamais triste.
         Et puis si vous écoutez les autres voyez que, au fur et à mesure que vous progressez dans le bon sens, ils vous admirent, vous estiment : “celui ou celle-là, il ou elle, a eu la volonté, le courage de s'en sortir, de ne pas rester à se morfondre, d'aller de l'avant, d'agir !”
         Et si vous êtes plus gai(e), les amis vont revenir vers vous plus nombreux et cela fera boule de neige, pour vous en sortir plus vite.

         Il y a aussi souvent un autre écueil : vous vivez dans un monde imaginaire, où vous vous sentez bien, ou vous vous sentez le maître (fallacieusement puisque'il n'y a rien à diriger, rien à gagner et rien à perdre, si ce n'est la vie et cela n'est pas rejouable!).
        C'est vrai, c'est plus difficile d'affronter la réalité, le quotidien.
        Mais il faut absolument revenir à la réalité des choses au quotidien qu'il faut affronter !

         Là, le seul moyen est d'essayer de ne pas faire confiance à vos sentiments, à vos goûts, à vos impulsions; d'essayer de raisonner d'être logique, de discuter chaque chose en spectateur en essayant d'être objectif.
         Vous verrez alors qu'affronter la réalité, cela demande un effort, mais ce n'est pas si terrible que cela, et on est ensuite tellement fier(e), tellement  content(e) d'avoir surmonté les problèmes et vaincu l'adversité.

         S'en sortir, c'est une affaire de courage et de volonté, de travail aussi , de réflexion et de logique, pour vaincre les pulsions, le laisser aller et la facilité.
         Mais bien sûr un coup de main d'une autre personne peut parfois vous aider, en particulier à comprendre vos problèmes et à trouver les solutions pour les résoudre.

Par FeminiteDuBois le Lundi 26 mars 2007 à 11:06
Hello Lancien...Des articles tout pour moi...Miam miam je dévore toujours autant vos/tes articles!
1) les petites vaches de mon compteur, je suis allée ici :http://www.123compteur.com/" onclick="window.open(this.href); return false;">http://www.123compteur.com/ comme indiqué sur la page Code HTML de la page de Cow, puis dans compteur design puis dans animaux...on sélectionne et hop c'est parti...à copier/coller dans la page code html

2)...Et comment fait on pour se sortir de son mal-être? Plus je circule sur les blogs, plus je sens qu'il y a des personnes pour qui tout devrait bien aller (un peu comme moi amour, famille, travail...presque tout va bien et pourtant) et pourtant ca ne va pas...se fixer des objectifs, prévoir, anticiper...oui tout ca est possible mais avec une participation matérielle...Ce n'est donc guère évident! Ensuite sortir de son environnement...parfois ca l'est encore moins surtout quand on vit chez ses parents, surtout quand on vit à la campagne à des millions d'années lumières de tout et surtout quand...on n'a pas forcément d'amis...ON fait comment alors??
Par torture-me le Mardi 27 mars 2007 à 16:13
Oui mais tout cela est tres dur et quand on a ruessi une fois et que tout nos efforts sont partis en miette remonter la pente est dis foix plus dur.
Certains y arrivent certains non.
Puis je suis d'accord avec les questions de feminitedubois ^^ enfin merci de vouloir m'aider.
Par Luna-Lys le Vendredi 30 mars 2007 à 9:35
Parfaitement raison Lancien, chacun apprivoise les évènements à sa façon, c'est une question de caractère...bien que selon moi, cette génération ci est très choyée par bien des cotés et ne se rend pas compte de ce qu'elle a...comme l'article le dit si bien, personne ne se scarifiait car personne ne savait ce que c'était.
En observant la jeunesse actuelle, j'ai presque l'impression que c'est devenu une mode, comme le suicide : combien en ai je vu qui parlait de se suicider et qui se mutilait pour des broutilles...peut être qu'il y a trop de médiatisation autour de cela...quoi qu'il en soit, la plupart de ses comportements sont en grande majorité ceux des ados...curieusement, on peut constater que le taux de suicide chez les ados dans notre pays et les pays développés europpéens sont bien plus élevés qu'ailleurs...c'esrt très révélateur...

* Très bon blog, je salue le talent et la réfléxion de l'auteur, cela fait plaisir de tomber sur un blog tel que celui ci *
 

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