Vendredi 24 juillet 2020 à 14:15

Biologie, santé.

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           Je ne sais pas si vous avez été endormi(e) pour une opération. Moi, c’était uniquement pour un examen de l’estomac avec une sonde.

          C’est une sensation bizarre; on vous fait compter, vous vous rappelez avoir commencé puis plus rien, pas un souvenir, pas une sensation.

 Et j’ai émergé juste au moment où on achevait de me retirer la sonde de la gorge. Après je n’avais pas l’esprit très clair pendant quelques minutes, le temps qu’on m’emmène en réanimation pour un séjour d’observation d’une heure, et j’avais l’impression qu’il ne s’était rien passé, que j’étais entré et sorti immédiatement de la salle d’examen.

          C’est bizarre comme effet, sous l’influence probablement de la kétamine, de l’isoflurane ou d’un autre anesthésiant. J’ai oublié de demander lequel.

          Mais je viens de lire, à ce sujet, un article intéressant.

 

          Les neurobiologistes ont évidemment cherché quels étaient les effets sur le cerveau de tels produits anesthésiants.

          Ce n’est pas un simple endormissement.

          Certes ces produits agissent sur les centres qui régissent le sommeil, à commencer par l’hypothalamus, et provoquent un sommeil, mais accompagné de bien d’autres manifestations. Ils agissent en particulier sur les centres amygdaliens, qui régissent l’angoisse et la peur, et sur l’insula qui remonte à la conscience les sensations internes de notre corps. Ces centres agissent ensuite sur les centres qui remontent à l’hypothalamus les sensations de douleurs, jouant ainsi un rôle analgésique.

          C’est une zone particulière des centres amygdaliens centraux qui est concernée. Les chercheurs ont déterminé la zone correspondante dans le cerveau des souris et ils ont réussi à l’activer artificiellement et ils ont constaté que l’effet analgésique se produisait, sans qu’on ait à utiliser les anesthésiants et à endormir les souris. A l’inverse, en bloquant ces neurones, on rendait inopérante l’action des anesthésiants.

 

          Il n’est pas question de solliciter directement les centres amygdaliens chez l’être humain, car la méthode serait trop intrusive. Par ailleurs l’endormissement est nécessaire pour que l’opéré ne voit pas ce que l’on fait sur son corps. 

          Mais une meilleure connaissance du mécanisme de blocage de la douleur est important, car elle permettra de mieux être certain que le patient ne va pas ressentir des douleurs, qui pourraient ensuite causer un choc traumatique.

 

         Un autre article sur la douleur m’a amusé. 

          Les chercheurs ont demandé à des expérimentateurs de mettre leur main dans de l’eau glacée, ce qui, au bout d ‘un moment, provoque la douleur.

           Une partie d’entre eux devaient e soulager en proférant des jurons, alors que les autres ne devaient employer que des mots corrects et anodins.

 Ceux qui juraient ont vu leur tolérance à la douleur augmenter (seuil plus haut, temps maximal supporté plus long).

          Malheureusement on n’a pas encore élucidé la raison du phénomène

          Mais maintenant, je ne me retiendrai plus de jurer si je me donne un coup de marteau sur les doigts !

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