Vendredi 6 mai 2011 à 8:14

Tristesse, désespoir

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    Parmi celles qui m’écrivent, certaines ont des moments parfois difficiles et se sentent inutiles, vides et sans énergie et aimeraient retrouver plus d'enthousiasme, croire en soi et faire de nouveaux projets.
    D’habitude j’essaie de leur remonter le moral en leur faisant voir qu’elles ont plus de qualités que de défauts. Je cherche avec elles pourquoi elle se sentent ainsi inutiles, et nous regardons leur activité et on s’aperçoit c-vite qu’elles ne regardent que leurs échecs, mas pas leurs réussites.
    Finalement ce n’est pas la réalité qui les rends malheureuses, mais leur état d’esprit : c’est une forme de pessimisme.

    Je viens de lire une étude de Emile Pronin, de l'Université de Princeton, et Daniel Wegner, de l'Université de Harvard, qui prônent dans ce cas une méthode assez curieuse, qui me laisse un peu perplexe et j’avoue que j’attendrai que certaines de mes correspondantes l’utilisent avec succès pour y croire.
    Mais ce n’est pas absurde non plus.
Mais avant d’en parler il faut que je précise un point de psychologie :  qu’appelle t’on “maniaque” ? Qu'est-ce que la pensée maniaque ?

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    Les manioco - dépressifs alternent les phases de dépression (repli sur soi, manque de motivation, baisse d'estime de soi, perte de créativité et de plaisir, idées suicidaires dans certains cas) et des phases d’excitation (dites de “monie”), où  les pensées deviennent très rapides (trop rapides), la personne se sent créative, elle ressent une impression de grande puissance, ne s’ennuie plus et aime alors vivre à cent à l’heure.
    C’est cette activité débordante qui est l’aspect “maniaque”
    Il ne faut donc pas confondre l’état maniaque avec des traits obsessionnels (obsession de la propreté par exemple), acception pourtant retenue dans le langage courant.
    Je n’ai pas l’intention ici de développer les données sur ce type de maladie, on trouve de bons articles pour cela sur le web..

    Revenons à la méthode prônée par E. Pronin et D. Wegner : ils ont considéré que, la rapidité des pensées étant l'un des aspects de la pensée maniaque, il serait possible de susciter les caractéristiques de ce comportement en exerçant la rapidité et donc de sortir d’un état un peu dépressif pour passer à un état d’activité plus heureuse et d’augmenter les sentiments de puissance, de confiance en soi, de créativité et de bien-être.

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    Les exercices proposés par les psychologues sont simples: il s'agit de lire une succession de phrases exprimant différentes idées, et ce le plus vite possible. Cette tâche accélère le rythme de la pensée. Il en résulte une “pensée rapide”, qui constitue l'un des aspects de Io pensée maniaque.
    Effectivement, les personnes testées se sont senties plus heureuses, débordantes d'énergie, davantage créatives et « grandioses» pour exprimer leur sensation de flotter au-dessus des difficultés de Io vie.
  
  Alors si vous vous sentez tristes et déprimées, pourquoi ne pas ajouter un peu de « pensée maniaque » dans vos comportements ?
Par alyane le Vendredi 6 mai 2011 à 8:54
Toujours essayer!
Par pelote le Vendredi 6 mai 2011 à 9:14
On veillera tout de même à rappeler qu'un état maniaque n'a rien de si idéal que tel que c'est présenté... il s'agit d'une perturbation de l'humeur où l'on perd pour une part contact avec la réalité et qui peut mener à des conduites à risque. Faire sortir les gens d'une perturbation de l'humeur pour une autre, c'est vrai que c'est quand même une idée géniale... Quoi de mieux que de déborder d'excitation, d'avoir une foule d'idées, des sentiments de toute puissance qui induisent des prises de risque parfois très dommageables, et des comportements désinhibés ? Enfin bon, de toute façon, ce que je trouve déstabilisant c'est surtout l'impression que ça renvoie qu'être déprimé c'est "à éradiquer", que même les psys ne veulent plus entendre parler de la souffrance de leurs pairs en voulant créer chez eux des états, même légers, de manie.
Par coldtroll le Vendredi 6 mai 2011 à 10:45
c'est tout moi, ça :S
Par kaa le Vendredi 6 mai 2011 à 11:46
Curieusement, je suis particulièrement maniaque sur certaines choses qui me tiennent à cœur, comme par exemple la tenue de mon blog.
Et contrairement, je ne le suis pas quand cela devient une corvée comme par exemple le ménage =)
Par Kyra le Vendredi 6 mai 2011 à 12:39
Je suis maniaco-dépressive et je ressens très bien tout ce que tu décris. Je passe d'un extrême à l'autre et cela me demande énormément d'énergie. Il n'existe aucune transition entre les différentes phases et cela peut se faire en très peu de temps. (Autrement dit, en une demie journée, je peux passer par les trois phases - Phase maniaque - phase dite de "calme" et phase dépressive.) Personne ne peut alors me faire passer d'une phase à l'autre. Moi seule est maître de mon humeur. C'est assez effrayant et décourageant parce que quand tout un tas de monde essaie par x moyens de me faire sourire, c'est peine perdue. Et en sens inverse, quand je suis dans ma phase d'hystérie, on aura beau me dire de me calmer, ça servira à rien si ce n'est envenimer la situation.
Et l'autre état maniaque, je connais aussi. Je ne peux m'empêcher de tout refaire derrière quelqu'un. Je ne supporte pas que quelqu'un fasse le ménage, le lit, l'aspirateur, la vaisselle chez moi..
C'est très difficile à accepter et le regard des autres est très pesant. Moi j'ai appris à en faire abstraction pour ça. Idem pour mon anorexie mais le reste est encore difficile. Surtout par rapport à mon travail. Mais il s'agit là d'un manque de confiance plus qu'évident qui devient pathologique parce que même les réussites n'y changent rien.
Enfin bon voilà. :/

J'en profite pour te dire que je pars deux semaines chez une amie donc je n'aurais pas internet. J'ai un partiel à la fin. C'est le dernier.
Je pense à toi. A bientôt. :)
Par Shcool-Day le Vendredi 6 mai 2011 à 22:44
Et bien, en ce moment je me sens bien! Mais je suis pas à l’habit d'un retournement de situation?
(Je prendrais garde à ce que mon chat grignote!)
Par Madness.of.Love le Vendredi 20 mai 2011 à 10:21
Je me dis que c'est probablement pour cela que cette deuxième année de prépa' s'est moins mal passée, dans le sens où mes phases de "mou" ont duré moins longtemps (nécessité du travail oblige !). L'année dernière, je m'enfonçais allègrement dans ma peine sans m'en soucier.
C'est vrai que le travail est un bon moyen d'oublier les petits problèmes (c'est pourquoi je devrais m'y mettre maintenant...) !
 

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