Mardi 23 juin 2015 à 7:55

Enseignement, école, fac

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       Du bac ES, je ne parlerai que d’un sujet, celui sur l’art étant trop proche du sujet analogue de la série S :
    «
 La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient? »

    Cela m’agace toujours quand on perle en philosophie de la « conscience », car les philosophe la limitent à la conscience morale, alors que les psychologues pensent à la « conscience de soi » et les biologistes à « être conscient ».
    Il faudrait être clairs !!

    Parlons d’abord de la conscience de soi, qui est la conséquence de se trouver dans un état conscient pour les biologistes. Dans cet état c’est le cortex frontal qui est le chef d’orchestre du cerveau, alors que dans le sommeil ou dans le coma, il ne fonctionne plus qu’au ralenti.
    La conscience du neurobiologiste est voisine de celle du psychologue : c’est la conscience d’être un être humain particulier, la conscience d’être soi même. C’est la conscience de ce qu’il est, mais aussi de son propre corps et du monde extérieur qui l’entoure, des autres êtres et des sensations que lui donne cet environnement.
    Mais même si les sensations sont en partie extérieure la conscience de soi est avant tout intime à l’individu, et elle n’est pas le reflet de la société et de ses archétypes.
    Effectivement au delà de cette conscience de notre « moi », de son existence, nous vivons en permanence et, dès que nous sommes conscients, nous percevons l’environnement, nous gardons une partie de ces perceptions en les mélangeant à nos sentiments propres dans notre mémoire épisodique, qui stocke tous nos souvenirs.
    Certes cette conscience nous est propre, mais effectivement elle est l’image de notre environnement physique et humain. Une partie est donc une image visuelle de notre société, mais cela reste une image mentale, une sorte de film.
    Evidemment ces perceptions ont une influence sur notre comportement, mais là encore il s’agit de décisions individuelles.
    Une autre conscience intime est celle de nos émotions et sentiments. Elle est le plus souvent liée à d’autres personnes de notre environnement, mais ce n’est pas pour autant un reflet de notre société, même si ses coutume nous dictent certaines attitudes.
    Dans l’amitié, l’amour, la haine, la compassion, il y a une grande partie de ressenti personnel, qui peut être influencé consciemment ou inconsciemment par des règles et coutumes sociétales, mais qui à une origine personnelle dans notre cerveau.
   
    Abordons ce que les philosophes appellent la « conscience morale » (et ils oublient en général volontairement l’adjectif).
    C’est alors l’ensemble des règles que nous acceptons, qui devraient nous permettre de vivre en société, mais qui ont aussi un caractère idéaliste ou religieux.
    La conscience, ce sera aussi le « gardien » qui dans notre cerveau, nous intimera d’agir selon ces règles et qui nous fera des reproches si nous ne l’avons pas fait (avoir mauvaise conscience !).
    Ces règles ne sont pas innées, mais acquises. Peut être en découvririons nous mêmes certaines d’entre elles, sans qu’on nous les ait apprises ( ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse, par exemple), mais il faut bien le reconnaître, la presque totalité provient de notre éducation dans notre famille, de notre instruction par des tiers, de la volonté de s’intégrer dans un groupe et de pratiquer ses règles, d’appartenance à un idéal, à une religion, on pourrait dire à une morale.
    Donc dans cette acception, la conscience est bien essentiellement le reflet de la société qui nous entoure, et à laquelle nous pensons appartenir.

    Cela dit les règles en cause sont très nombreuses, la société est souvent multiple, elles évoluent dans le temps, les us et coutumes changent, et la conscience de jeunes et celle d’un vieillard comme moi, sont sûrement différentes, même si je me sens à l’aise dans le monde actuel.
    Alors notre conscience reflète peut être la société dans laquelle nous sommes, mais avec des écarts dus à l’évolution des moeurs, et aussi des choix personnels entre les multiples possibilités.
    C’est ce qu’avait remarqué Freud, quand il parlait du « surmoi », ensemble des règles que nous avons admises et acceptées comme étant nôtres et dont j’ai déjà parlé dans ce blog.
    Nous gardons donc une part de liberté importante et cela d’autant plus que nous avons de volonté et que nous sommes relativement indépendants d’esprit et peu influençables. La société a sûrement une grande influence sur nous, mais rien ne nous oblige à nous comporter comme des moutons.
    Il est d’ailleurs regrettable que l’enseignement secondaire actuel en français ne fasse plus comme autrefois, référence à de très nombreux auteurs de la littérature, avec la lecture de morceaux choisis de leurs œuvres, car c’était prendre contact avec des opinions très diverses, développer l’esprit critique et le bon sens, et permettre de faire un tri dans les apports multiples et aveugles que nous fait la société.
    J’ai personnellement l’impression que, si j’ai respecté bon nombre de règles de vie que mes parents m’avaient apprises, je me suis aussi fait sur certaines, mon idée propre et que j’ai en grande partie choisi celles que j’allais appliquer, et comment le faire.
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