Mardi 24 septembre 2013 à 8:11

Tristesse, désespoir

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Je parlais hier des circonstancse d’absence d’un être cher et des souffrances que cela entrainait. Comment y faire face ?
 
Pour supporter l'absence, il faut penser à l'autre mais pas trop, car cela devient l'obsession et la souffrance. Il faut donc penser à autre chose et s'occuper (et accepter que l''autre s'occupe aussi).
Toutefois ne vous méprenez pas sur mes propos, je ne vous conseille pas de courir le guilledou!!! LooL
Quand on est très occupé(e), chacun sait qu'on n'a pas le temps de penser à sa tristesse, à ses malheurs.
Alors consacrez vous à votre travail de classe, de fac, ou à votre profession. Cela vous rapportera de meilleures notes ou des succès. Ecoutez de la musique, lisez des livres, voyez des films ou des téléfilms. Trouvez vous des activités extérieures prenantes, des défis. Amusez vous avec des copains et des copines. Essayez d’aider des camarades ou des personnes en difficulté, vous verrez que votre tristesse n'est pas grande à coté de la leur.
 
Il faut accepter, à titre de réciprocité que celui ou celle qui est loin de vous ait la même attitude et soit  aussi très occupé(e), mais il ne faut pas évidemment qu'une trop grande activité ou un souci trop poussé d'activité joyeuse vous fasse oublier l'autre, et il faut garder le temps de communiquer avec lui.
Et surtout il ne faut pas se faire trop de souci, s'imaginer qu'il ou elle vous oublie. Il faut lui faire confiance.   
Rien n'est plus stressant que de se demander si l'autre pense à vous, s'il vous est fidèle, ce qu'il fait et avec qui il est, s'il est en bonne santé ou s'il va avoir un accident. Le stress est fait d'inquiétudes le plus souvent inutiles et injustifiées.
 
Enfin comme chaque fois qu'on est triste, il faut penser à des choses gaies, il faut rêver, à l'avenir, au bonheur et partager ses rêves avec l'autre.
Pensez à son retour, à vos retrouvailles, à la façon dont vous pourrez le ou la voir, aux belles choses que vous ferez ensemble. Rêvez, bâtissez des plans sur votre avenir, racontez vous des histoires.
Mais ne le faites pas seul(e). Ces souhaits ne se réaliseraient pas et vous seriez déçu(e). Partagez à deux ces rêves, apportez votre part à ceux de l'autre, bâtissez ensemble rêves et avenir, et votre emploi du temps futur. C'est grâce à cette mise en commun que vos “divagations” risquent de devenir réalité.
En définitive, pour souffrir d'une absence comme pour pouvoir la supporter il faut être deux et participer chacun autant que l'autre. Un amour ou une amitié trop déséquilibrée n'est pas viable et est une source de souffrance qu'il vaut mieux éviter.
Mais évidemment l'absence n'est pas supportée de la même façon selon les individus, selon leurs préférences cérébrales.
L'extraverti qui va vers les autres la supporte mieux que l'introverti, mais il pense moins à celui qui est absent et l'oublie facilement un peu.
Celui (ou celle) qui est très concret(e) et est tourné(e) vers le passé risque de ressasser ses souvenirs et de ne pas savoir imaginer des solutions et rêver.
Le décideur logique raisonnera mieux et verra plus sereinement la réalité que celui qui décide en fonction de sentiments et de valeurs, mais il sera généralement moins tendre pour l'autre et le comprendra moins bien.
Celui qui anticipe les événement arrivera à mieux s'occuper et gérer son temps que celui qui s'adapte aux situations, mais ce dernier pourra mieux faire face aux évènements imprévus.
Le tolérant soupçonnera moins que l'intolérant et le jaloux, son partenaire de comportements qui lui apporteraient de la peine.
Enfin et surtout l'optimiste stressera moins que le pessimiste, qui verra toujours le verre à moitié vide au lieu du verre à moitié plein.
Un dernier point : j’ai rencontré des cas particuliers d’ados qui supportaient mal une absence particulière, celle de leurs parents, pourtant là, mais trop occupés.
Le risque dans ce cas est de croire qu’on est délaissé(e)(e) et que vos parents ne vous aiment pas. Ce n’est presque jamais vrai, seulement d’une part les parents doivent faire vivre la famille par leur travail, et ils n’ont pas toujours le temps de faire tout ce qu’ils voudraient.
Certains parents sont aussi moins sentimentaux, moins conviviaux, moins sensibles à la pensée et aux désirs d’autrui, et ils voient leur rôle de parents de façon différente de ce que vous attendiez.
Je pense que dans ce cas, il faut ne pas hésiter à en parler. Une mère a rarement refusé d’écouter son enfant (et en général, le père non plus).
Il faut qu’il sachent que vous seriez plus heureux (heureuse), ‘s’ils avaient une attitude différente vis à vis de vous. Je pense qu’ils feront un effort dans ce sens.
 
Mais ce ne sont que des réflexions personnelles sur ce sujet et maintenant j'aimerais avoir vos avis, à vous, mes  lectrices et lecteurs.



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