Dimanche 16 mai 2010 à 9:20

Vivre sa vie

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/486828thousandsofpeoplegatherinthecentreofnantestodrinktogetherinanorganizedpubliceventindefianceofalawthatprohibitsdrinkingalcoholicbeveragesonthestreets.jpg
    L’incident dans l’apéritif de Nantes m’a valu quelques mails et on m'a redemandé de refaire un article sur ce sujet

    9000 personnes ont en effet participé mercredi 12, à un apéritif organisé à partir de facebook et un jeune homme de 21 ans est mort accidentellement après avoir sauté d’une hauteur de 5 mètres, en état d’ivresse ( 2,40 grammes l'alcool dans le sang), et de nombreuses personnes ont dû être hospitalisées ou arrêtées pour ivresse, coma éthylique, overdose, ou bagarres et blessures.

    Le gouvernement en fait aussitôt une affaire d’état (mais il y a eu mort d’homme) et veut faire une loi interdisant ces manifestations, sans se demander s’il pourra l’appliquer cette loi !
    Si plusieurs milliers de personnes se rassemblent comment les disperser sans casse, et dès lors les pouvoirs publics seront tenus pour responsables !
    A mon avis l’interdiction ne servira à rien et les lois devraient être réservées à des problèmes importants et de teles problèmes ourraient être résolus au niveau préfectoral.
    Les préfets avaient admis que l'apéro au sens de pique-nique géant etait une tradition française qu’ilsne souhaitaient pas empêcher si la manifestation est déclarée en préfecture.

    C’est vrai que vouloir participer à un mouvement collectif ne suppose pas terminer ivre mort ou drogué.  Ce qui est interdit, c'est l'ivresse sur la voie publique." Elle est réprimée par la loi.
    Mais comment empêcher quelques personnes de boire trop d’alcool, de fumer ou de se piquer
    Les Français n'ont guère besoin de se retrouver sur internet pour que les soirées dégénèrent. Chaque année en moyenne, 70 000 procédures d'ivresse publique ont lieu en France. Il est donc difficile d’empêcher que ces "apéros géants" ne rassemblent pas aussi des groupes, habitués à boire le week-end.
    On pourra en arrêter certains mais ce sera après coup et donc la prévention ne jouera que très peu.
    C’est exact qu’au vu de la loi, ils risquent gros : Six mois de prison et 700 € d'amende.pour « organisation illicite ». Un an de prison et 1 500 € pour les participants qui troubleraient l'ordre public.
    Et la justice a déjà poursuivi des cafetiers et des patrons de boites de nuit quand des personnes se tuent en sortant de leurs établissements où on les a laissé se saouler à mort.
    A mon avis, la répression est nécessaire mais elle ne sera pas déterminante pour empêcher les débordements.

    Les personnes qui se rassemblent ainsi se réclament de la liberté.
    J’ai lu sur un forum : “si on ne rentre pas dans "leurs" moules on se fait taper sur les doigts et ceux qui se font de l'argent sur le dos de notre terre, ont le droit de tuer des milliers de personnes pour leur business !!! pfff ”
    Cette opinion me paraît exagérée mais n’est pas complètement fausse non plus.
    Mais quand on fait quelque chose au nom de la liberté, il faut en assumer la responsabilité.
    On a sans soute le droit de faire ce que l’on veut soi même, mais à condition que cela n’ait pas d’incidence sur la liberté du voisin (déclaration des droits de l’homme et du citoyen !).
    Donc à mon sens, ceux qui commettent des actes qui entraînent des malfaisances en sont responsables, pénalement et pécunièrement. Et les organisateurs sont connus sur facebook..
    Ils risquent surtout de payer les dégâts de la foule.
    A Angoulême, l'organisateur de l'apéro Facebook du samedi 17 avril a, lui, reçu la note. L'événement interdit par la préfecture lui a été facturé plus de 2700 euros.
    Et c’est assez dissuasif :
    L'organisateur de l'apéro géant qui devait se tenir à Quimper le 29 mai est un modèle de prudence.
    Faute d'obtenir l'adhésion de la mairie, il annule tout.
Il a rappelé « qu'apéritif, d'après la définition du dictionnaire n'implique pas nécessairement la présence d'alcool ». ,qu'il « n'organise pas d'événement », mais « lance une invitation sur la place publique ».
 prudent. Raisonnable, l'attitude et le langage travaillé, 33 ans. il voudrait seulement « réveiller Quimper » Il avait sollicité un rendez-vous avec la municipalité pour lui faire part du projet, et prévenu d'emblée les internautes que sans l'accord de cette dernière, rien ne se ferait.
“Les pouvoirs publics n'interdisent rien, mais ils n'adhèrent pas. Donc ils condamnent, résume Nicolas à la sortie de la mairie. Ça veut dire que ça ne se fera pas. Je n'ai pas envie de sortir 10 000 € de ma poche pour payer une société de nettoyage.”
    Je pense aussi que la Sécurité Sociale est une assurance indispensable, une solidarité nécessaire entre tous pour garantir ceux que la maladie ou un accident a atteint. Mais les assurances ne garantissent pas les accidents volontaires. De même je pense qu'on devrait envoyer la note d'hospitalisation à ceux qui se sont volontairement enivrés sur la voie publique au point d'être hospitalisés, pour les faire réfléchir au coût de leur acte qui n'a pas à être supporté par la communauté.

     Pourquoi cet engouement des jeunes pour ces apéros :
     Dans son livre Vertige de l'ivresse, Véronique Nahoum-Grappe s'interroge sur ce lien entre alcool et fête. "L'alcool, psychotrope licite des société occidentales, permet de modifier les distances entre soi-même et autrui" et elle pense que trois facteurs expliquent ces fêtes en extérieur : le prix élevé des consommations dans les bars,, la loi antitabac, "qui pousse à poursuivre des conversations dehors", et les changements de configuration des centres-villes, où "les quartiers piétons permettent désormais de se rassembler le soir".

    Vous m’avez aussi demandé de faire des articles sur l’ivresse, le mécanisme d’action de l’alcool et les risques biologiques à terme.
    Je vais essayer de le faire mais il me faut revoir des articles scientifiques que j’ai dans mes archives et ce ne sera pas immédiat car cela représente du temps et la rédaction n'est pas pfacile car ce n'est pas simple à expliquer.

Par kaa le Dimanche 16 mai 2010 à 16:57
Ces rassemblements sauvages m'effraient, non pas par leur côté festif, mais par ce manque d'organisation qui mènera immanquablement à de nombreuses dérives.
En fait, c'est tout le pouvoir immense et incontrôlé de Facebook qui se résume par ces rencontres.
Par maud96 le Lundi 17 mai 2010 à 18:39
Je crois que Facebook est "déclencheur",mais je suis sûre que dans mon quartier de Lyon, point besoin de Facebook : téléphones portables, sms et radio-rue vont le reste. Trop de jeunes s'ennuient le Vendredi soir et cherchent des solutions pour sortir de la solitude, à peu de frais, car ils n'ont plus trop d'argent.
 

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