Lundi 24 août 2015 à 8:59

Amour et peines de coeur

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    Certaines de mes correspondantes regrettent de s’être jeté dans les bars du premier venu, qui certes avait du charme, mais finalement n’était en rien le garçon de leurs rêves.
    Certaines vont ainsi de garçon en garçon et se lamentent de ne pas trouver cet amour dont elles rêvent et se demandent pourquoi elles sont aussi instables et pressées de trouver un amour.
    Quelques unes essaient de comprendre pourquoi, et elles m’ont donné des raisons, qui certes ne sont pas les seules, mais que j’ai trouvé pertinentes, et qui m’ont paru assez représentatives de notre société actuelle.
    L’une d’entre elles me faisait ce commentaire :
    « Selon moi, il y a vraiment un déficit dans les familles actuelles, c'est un peu “Indifférence City” à la maison et on ne reste dans la même pièce que pour les fêtes (et encore) ou pour la télé... Cela réduit énormément les échanges, que ce soit les conversations ou les preuves d’amour...
        Et si papa et maman ne font plus de câlins, tans pis, on va les chercher auprès des amis, auprès de ceux qu’on rencontre en soirée.… »

    Il y a un fond de vérité dans cette constatation et je le vois souvent dans des familles que je connais ou dont on me raconte la vie.
    D’abord les deux parents travaillent souvent tous les deux et il n’ont pas assez de temps pour s’occuper de leurs enfants. Ils rentrent fatigués le soir et ont envie de se reposer. Les enfants ont donc l’impression qu’on les aime moins.
    Par ailleurs les parents ne peuvent garder les enfants pendant la journée et ils sont donc confiés dès leur plus jeune âge à des personnes extérieures : crèche, maternelle. La tendresse entre mère et enfant est partiellement absente, et c’est vrai que les « calins » qu’évoque ma correspondantes ne sont plus les mêmes. Je constate une nette différence quand la m^re a pris un congé parental de deux ans pour rester auprès de l’enfant très jeune. Les rapports sont très différents.
    Les habitudes de vie ont aussi changé. Certes il existait autrefois des garderies pour les enfants dont les deux parents travaillaient, de même que des colonies de vacances. Mais il existait peu d’activités diverses, alors qu’aujourd’hui il en existe de très nombreuses, entre les écoles, les clubs sportifs ou artistiques, les associations communales et culturelles.
    Alors les parents passent leur temps à envoyer leurs enfants faire ainsi des activités certes intéressantes et formatrices, mais il ne partagent presque plus rien avec eux, vivant à part de leur coté.
    Pire, je connais beaucoup de familles où les frères et sœurs ne jouent plus ensemble, dispersés dans ces activités, et vivent indépendamment, comme s’ils étaient chacun enfant unique.
    Sans parler des divorces et familles recomposées.
    Alors la vie familiale où les enfants partageaient en dehors de l’école la plupart de leurs activités avec leurs parents et leur famille n’existe plus comme lorsque moi-même ou même mes enfants étaient petits.
    Un autre problème est aussi celui d’une mode d’éducation, résultant en partie du laxisme de l’après-68 et des doctrines de disciples de Freud. On prône la liberté de l’enfant, son droit à la décision, voire son éducation à l’autonomie, et on le traite très tôt comme un adulte, alors qu’il n’a pas encore un cerveau et une psychologie lui permettant d’assumer ce rôle. Il en résulte que l’adolescent, qui se prend au jeu et apprécie cette liberté, est en fait, complètement perdu devant l’absence de règles, de conseils et des décisions à prendre pour lesquelles ils n’avaient pas les éléments de choix.
    Bien souvent les situations difficiles que j’ai aidé à résoudre venaient de cette incompréhension d’éducation avec les parents, t il m’a suffi d’une analyse logique et factuelle de la situation, parfois longue et délicate, avec les jeunes qui me demandaient conseil, pour leur donner les éléments qui leur permettaient de résoudre leur problème.

    Dernière évolution  qui intervient un peu comme une révolution : le multimédia. Beaucoup de parents se sentent dépassés et sont peu coopératifs et réticents, et par contre, ces techniques ont donc rapproché énormément les jeunes entre eux.

    L’évolution de la cellule familiale et des modes de communication a entraîné une évolution aux conséquences importantes : les adolescents n’ont plus pour modèles et références leurs parents, mais c’est la relation avec les copains et à l’intérieur du groupe qui prime.
    La tendresse familiale manque inconsciemment aux jeunes et la camaraderie et l’amitié entre eux devient prépondérante. Avec la libération des mœurs et les effets de la puberté, il est normal que ce déficit se transforme en soif d’amour, qui, associée à une impatience de connaître la vie d’adulte et l’indépendance, mène souvent.à des aventures sans lendemain
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