Samedi 12 septembre 2009 à 11:08

Ecologie, Changement climatique


    La population mondiale augmente de façon extrèmement importante depuis deux cents ans  : de l’ordre de 200 million audébut de notre ère, d’un milliard en 1800 elle était passée à 2,5 milliards en 1950 et elle a atteint 6 milliards en 2000 et on prévoit qu’elle sera de l’ordre de 9 milliards en 2050.
    Même s’il y a une baisse importante de la fécondité, surtout dans les pays développés, l’espérance de vie s’accroit et il est probable que l’on dépassera les 12 milliards en 2100.
    Cet accroissement pose des problèmes certains de nourriture et surtout d’eau. Il faut aussi se rendre compte qu’une grande partie des habitants de la planête sont très pauvres même si le prix de la nourriture est beaucoup plus bas dans certans pays : 3 milliards d’humains vivent avec moins de 3 € par jour et 1 milliard avec moins de 1 € !
    Ils ne peuvent augmenter leur niveau de vie qu’en consommant plus d’énergie et c’est ce que l’on constate d’une part dans les pays en voie de développement et d’autre part surtout en Chine et en Inde qui à eux deux réprésentent presque 3 milliards d’habitants..
    Cette énergie est consommée d’une part pour produire tous les biens de consommation courante ou industriels, mais aussi pour les transports qui se développent (transports en commun terrestre, aérien, maritime), et pour le chauffage urbain.
    Comme je l’ai déjà dit dans un précédent article, les pays en voie de développement (5 milliards d'habitants), consomment, actuellement  par habitant, en moyenne quatre fois moins que les pays riches, ceux de l'OCDE.
    Une étude d'efficacité énergétique faite en France à la demande du Commissariat Général au Plan, a montré que les Français pourraient vivre aussi bien, mais différemment, en consommant deux fois moins d'énergie, conclusion extrapolable à tous les pays développés.
    Si l'on suppose que d'ici 50 ans) les 10 milliards d'habitants qui composeront l'humanité, consommeront chacun la moitié de ce que consomment aujourd'hui les pays riches, un calcul simple montre que la consommation mondiale d'énergie va, au minimum, vers un doublement de l’énergie consommée.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/Energieprimaire2006.jpg



    La consommation énergétique mondiale est largement dominée par les combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui représentent plus de 80% de la consommation d’énergie primaire.
    Les autres ressources, comme les énergies renouvelables ou le nucléaire contribuent peu au bilan global (moins de 20%).




    Le pétrole et le gaz vont devenir progressivement plus rares et plus chers d’ici 2050. Ce sera plus tard le tour du charbon, d’ici 1 à 2 siècles.
    À terme nous allons vers une crise énergétique à laquelle s’ajoute la nécessité de lutter de manière urgente contre le changement climatique en diminuant les émissions de gaz à effet de serre.
    Il nous faut donc d'autres énergies : lesquelles ?

     Mais le problème à résoudre peut se poser différemment selon les secteurs : transports, habitat, industire.
Et il faut raisonner à chaque fois en énergie à économiser et nouvelles ressources.
     On verra aussi que certains problèmes sont plus importants que d’autres :
          - la production électrique.
          - le stockage de l’énergie ou de certains combustibles comme l’hydrogène;
          - le gaspillage des calories de chauffage.


J’emprunterai cette conclusion à un livre de monsieur NGÔ, chercheur et enseignant, qui est un spécialiste de ces questions :

“....Le défi énergétique auquel nous sommes confrontés consiste à réduire nos émissions de CO2 et à diminuer notre dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles. Pour répondre à ce défi il y a 2 volets : la sobriété et l’efficacité énergétique d’une part et le déploiement de sources d’énergies décarbonées (renouvelables et nucléaire) d’autre part.
     L’énergie va devenir de plus en plus chère. Il faut l’économiser et l’utiliser au mieux (être sobre et utiliser des dispositifs efficaces).
     Pour cela l’éducation et la formation sont indispensables. Il faut peu à peu se passer des combustibles fossiles là où ils peuvent être remplacés à un coût économiquement acceptable. On aura besoin de toutes les sources d’énergie. Pour une application donnée il faut donc choisir celle qui est la plus efficace. On va aller de la production centralisée au sur mesure car chaque situation sera particulière.
     La recherche va permettre d’améliorer les technologies existantes mais aussi d’innover car on ne possède pas encore toutes les technologies nécessaires pour complètement répondre au défi énergétique.”


Je vais essayer dans les prochains articles de reprendre ces divers points et dans un dernier article de résumerles principales actions importantes qu’on pourrait soutenir et qui seraient sûrement plus efficaces que la “taxe carbone”.
Par Paskale le Samedi 12 septembre 2009 à 11:58
Cela va être extrêmement difficile à nous citadins de freiner ou de diminuer notre dépendance à l'énergie qui nous donne un grand confort et dont nous avons pris l'habitude de ce bien-être...

Le dépaysement une petite semaine dans un camping pour gouter aux joies de la nature et de l'essentiel, mais une fois les congés passés nous aimons bien retrouver l'eau chaude, le frigo plein de surgelés et notre voiture pour aller au cinéma!!!

Réapprendre à ce contenter de peu va être un défi à relever! Il faudra refaire sans aucun doute notre éducation quant aux générations futures dès à présent leur enseigner la valeur de la vie et le non-gaspillage!
Par ame-voyageuse le Samedi 12 septembre 2009 à 12:08
oui c'est très juste et pertinant, mais ça va être très difficile de changer la mentalité des êtres humains.
Par alixxxounette le Samedi 12 septembre 2009 à 13:31
Non, honnêtement, je ne pense pas que la difficulté soit au niveau du citoyen lambda ; si on arrive à le convaincre par des actions marketing suffisantes qu'il peut mettre de l'huile dans sa pétrolette pour la faire avancer (par exemple) il le fera, l'Homme n'est pas par nature un destructeur compulsif. Quant aux chercheurs ils ont les idées suffisantes pour permettre de vivre autrement. Et celles qu'ils n'ont pas encore, ils les auront en temps et en heure, je leur fais confiance.

Non, le seul frein, c'est l'économie, c'est elle qui empêche la mise en route d'une autre vie possible !

Je me souviens d'un vieux cours d'histoire (alors bon, ça doit remonter à il y a 5 ans de ça... oulà, chui pu toute jeune moué !) où le prof nous expliquait que la Terre possède suffisamment de ressources pour permettre à 20 milliards d'êtres humains d'y vivre, et même d'y vivre bien. Mais pour cela, il faudrait vivre dans le pays des bisounours où le partage et l'équité prendrait le pas sur l'économie et la performance...
Par maud96 le Samedi 12 septembre 2009 à 23:21
Je pense qu'on n'échappera pas :
- à des projets visant à limiter drastiquement l'augmentation de la population mondiale (ce que seule la Chine a eu le courage de faire)
- à une baisse obligatoire de la production humaine et donc du besoin effréné de vouloir cumuler toujours plus...
... malheureusement, ce sont là 2 objectifs qui vont contre la conception humaine du bonheur.
Je pense que la seule "réorientation" des sources d'énergie vers des sources moins "polluantes" n'est qu'un palliatif aux problèmes que posera la surpopulation dans 2 ou 3 générations.
Reste la "sobriété" dont parle ce monsieur NGÔ : il y a actuellement au bas mot 1/3 de la population mondiale qui vit déjà cette "sobriété" sous forme de misère et malnutrition et meurt par manque de soin. Avant la sobriété (qui s'imposera de toute manière), sans doute faudrait-il parler d'abord de partage.
 

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