Mardi 11 janvier 2011 à 8:45

Relations avec nos parents, famille

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    Il m’arrive souvent de montrer à des adolescents qu’ils ont pris une attitude détestable qui consiste à regarder en permanence ce que leurs camarades possèdent et qu’eux n’ont pas (mais ils ont d’autres choses ! ). Ils n’ont de cesse ensuite de satisfaire leur désir de possession et dès qu’on leur a permis d’acheter l’objet convoité, ils s’en désintéressent pour avoir un nouveau désir.
    Je connais quelques ados pour lesquels ce défaut est poussé à l’extrême, et leurs désirs sont alors de toutes sortes, et disparaissent sitôt satisfaits, pour faire immédiatement place à un autre, et je pense qu’il s’agit d’un véritable dérèglement du système de récompense de leur cerveau dont je vous ai souvent parlé.
    En fait j’estime également que leurs parents sont fautifs d’être trop laxistes et de satisfaire tous leurs caprices sous prétexte de “vouloir se faire aimer”.
    Ils ne se rendent pas compte qu’une telle éducation conduit ensuite à un style de vie analogue.

    Je dis souvent aux “guenons du vieux singe”, qu’il ne faut pas choisir un petit ami uniquement parce qu’il est mignon et a un bon baratin et de l’humour, qu’il ne faut pas être ainsi impatiente dans le domaine de l’amour mais connaître beaucoup mieux  et choisir soigneusement l’élu de son coeur en fonction de ses qualités. Mais à leur âge une telle erreur n’est pas grave et elle ne risque guère que de leur causer les tourments d’une rupture.

    Mais les adultes sont ils plus raisonnables de nos jours, que les jeunes.?
    L’importante influence de la pubicité témoigne bien de notre appétit de consommation encouragé par les médias et la mode, la pression du paraître et du qu’en dira t’on
    Je vois certains acquérir un chien ou un chat, puis s’apercevoir ensuite que c’est une sujétion : il faut le promener, l’emmener en vacances, s’occuper de lui.
    Alors on finit par abandonner la pauvre bête ou la confier à une association.

    Mais pire : certains parents, qui ont pourtant désiré leur enfant, s’en occupent peu ensuite, pris par leur travail, mais peut être aussi parce que leur “joujou” a cessé de leur plaire et ils ne se rendent pas compte des ravages que provoque cette attitude chez leur enfant  qui se sent privé de tendresse et se croit mal aimé. J’ai dû essayer d’en consoler certains.
    J’ai entendu parler à la télé de parents qui avaient adopté un enfant et l’ont renvoyé ensuite dans son pays parce qu’il ne leur “convenait pas”
    Et quand je vois le nombre de divorces, souvent plusieurs pour une même personne, je pense que pour les adultes aussi malheureusement, on croit s’aimer et puis quand on s’est lassé, on change de partenaire
    Tant qu’il n’y a pas d’enfant cela vaut peut être mieux que de continuer à se regarder en chiens de faience, mais les enfants sont souvent les grandes victimes de ces séparations qui leur laissent un profond traumatisme.

    Et ne sommes nous pas contaminés sur le plan collectif, notamment dans le domaine politique. Nous nous entichons d’une personne qui a un grand baratin, et nous l’élisons, pour nous apercevoir ensuite qu’elle ne convient pas du tout et n’a pas les qualités que nous lui prêtions.

    La société de consommation est certes responsable d’une partie de ces méfaits.
    Mais réfléchissons : élevons nous nos enfants pour qu’ils sachent ensuite vivre leur vie. ?
    Faut il vraiment céder à tous leurs caprices ?
    Ne leur apprenons nous pas à être instables et à ne pas se satisfaire de ce qu’ils ont ?
    Sauront ils que le bonheur est fait des petites joies de tous les jours et non de la posssession de biens multiples dont on ne se sert pas.
    Leur apprenons nous à être heureux ?
    Et vous, les jeunes qui courrez après vos désirs, comment élèverez vous vos enfants demain ?
   
Par alyane le Mardi 11 janvier 2011 à 9:04
La consommation augmente cet envie insatiable de posséder et de jeter.
L'ère du gaspillage.
Par Ebeth le Mardi 11 janvier 2011 à 11:44
Je suis plus que d'accord au niveau des parents qui font un enfant et s'en lasse. Je suis moi-même choqué par une personne de mon entourage qui POND son enfant. C'est à dire " Je veux tomber enceinte entre septembre et octobre pour pouvoir retravailler cet été". Mais ne fait-on pas un enfant pour l'aimer ? Pour s'en occuper ? Pour l'éduquer ? Ou sont nos repairs si nous ne sommes qu'une action aussi importante que d'aller acheter du beurre dans son quotidien?

Quant à la consommation, la seule dont je dois m'excuser, ce sont les livres, je suis avide de les acheter tous pour les dévorer. Et si mon voisin en a un qui m'intéresse, je dévalise sa bibliothèque durant quelques mois.

Je regardais beaucoup "super nany" quand elle était vivante. Et je trouve qu'elle était formidable, car elle disait que la meilleur façon de prouver qu'on aimait son enfant, était de dire non. de les éduquer.

Quant à moi, je pense que je serais une maman très stricte, tout comme la mienne, mais que tout comme elle, si les règles sont respecté alors il n'y aura que de l'amour.
Par Flotte le Mardi 11 janvier 2011 à 12:31
Je crois que je fais partie des chanceuses : je n'ai pas été "pourrie-gâtée" sans pour autant être délaissée par mes parents. Ils m'ont vraiment appris à vivre, et ils m'ont considéré comme un être humain dès ma plus tendre enfance. Ils se sont vraiment occupés de moi, de nous (puisque je ne suis pas enfant unique), et d'ailleurs, pour l'instant, nous avons tous réussi nos études et notre vie grâce à eux.

J'espère pouvoir devenir comme eux. J'espère aussi pouvoir leur montrer à quel point je suis heureuse de les avoir pour parents.

Et j'espère aussi pouvoir, par mon comportement envers les autres, peut-être changer un peu le monde... (C'est prétentieux, je sais.) D'un autre côté, il me restera toujours à apprendre.

Le bonheur est immatériel, et réside dans nos relations avec l'environnement qui nous entoure. (Désolée de paraître si scientifique...)
Par Anicroche le Mardi 11 janvier 2011 à 13:29
Étant fille unique, j'aurais pu finir pourrie gâtée, comme certaines autres de la connaissance. Le problème était que je ne pouvais pas avoir ce que je voulais si ça ne plaisait pas à mes parents : j'ai dû attendre des lustres et user de persuasion à fond, être première de la classe deux fois pour enfin avoir droit à une Gameboy (que j'ai toujours et chéris énormément). Par contre, même si le prix est beaucoup plus élevé, j'ai eu facilement un appareil photo numérique et un super synthétiseur (bien qu'on ait déjà un piano : mais j'étais ado et pour moi le synthé c'était encore plus cool et comme c'était musical j'y ai eu droit). Enfin bon, tout ça pour dire que je serai pareil avec mes gosses.
Jamais ils n'auront telle ou telle paire de chaussure parce que toute la classe à les mêmes, pas de vêtements de marque (à moins qu'ils ne soient vraiment de qualité et mettables longtemps), pas du dernier mp3 sorti sur le marché (ça n'existera plus mais tant pis). J'aurais bien dit "pas de console", mais mon copain (futur mari) en a toujours eu une et adore ça, alors bon... on aura une console.
Par contre, j'achèterai des bonbons à chaque fois qu'on fera les courses et je leur achèterai autant de livres et de bouquins de coloriage qu'ils voudront (dans la limite du raisonnable bien entendu). Faut quand même les gâter un minimum (puis les bonbons j'en mangerai toujours autant alors je pourrai pas en priver les mômes.)
De toute façon je suis pas la mieux placée pour parler de ça parce que je suis très dépensière et matérialiste. J'aime les espaces envahis d'objets, de couleurs, de décos, de livres, de cd, de dvd qui traînent partout... je suis pas un modèle ^^
Par Ocus-pocus le Mardi 11 janvier 2011 à 22:24
Je suis bien d'accord avec toi cependant pour soulever la question qui concerne la façon d'éduquer ses enfants , je ne pense pas qu'une personne qui n'en a encore jamais eu sois capable de répondre . Certes il y aura de beau discours , de belles idées etc mais le problème pour les parents a notre époque , c'est de gérer l'évolution faramineuse et extrêmement rapide de la société , et pour cause j'ai tout juste 20 ans et ca me choque deja . Oui de nos jours les jeunes n'ont plus de valeurs matérielles , mais ça me semble trop simpliste de mettre ça sur un manque d'éducation de facilité ou encore d'envie de se faire bien voir , il ne faut pas perdre de vue que ces envies peuvent aussi être due a un simple besoin d'être socialement accepté auquel cas la position des parents reste franchement délicate..
Par Yggdrasil le Mardi 11 janvier 2011 à 23:08
A force d'en demander toujours trop, les petits plaisirs simples ne paraissent même plus être des plaisirs... je préfère passer un bon moment à rire et parler avec ma famille par exemple qu'avoir des cadeaux mais entendre des cris à longueur de temps. J'entends souvent parler de jeunes - pas beaucoup plus jeunes que moi en réalité, d'un ou deux ans - qui réclament de la marque à outrance à leurs parents qui finissent toujours pas céder : où est la valeur de l'argent là-dedans? Dans mon esprit, il faut mériter quelque chose pour l'avoir, comme on travaille pour réussir et avancer, quelque soit le domaine. Maintenant on donne sans raison, et au lieu d'une récompense, cela devient presque un droit (ce n'est pas une bonne chose à mon sens). Enfin voilà, tout ça pour dire qu'il faudrait qu'on change les habitudes de vouloir toujours et encore plus, sinon on fonce droit dans le mur, déjà qu'on marche sur la tête pour beaucoup de choses! xD
Par princessehaley le Mercredi 12 janvier 2011 à 10:57
Je vois mon copain et des amis à moi avec leur Iphone truc et je me demande vraiment l'utilité un tel objet une fois qu'on possède déjà un ordinateur chez soi, et qu'on peut même accéder aux ordinateurs de la bibliothèque et des salles informatique en journée !
Une fois que mon copain me dit qu'il en a besoin car c'est presque professionnel, qu'il a besoin de consulter ses mails très souvent, besoin du GPS etc, je me dit, bon (à la limite) ok, mais là il vient de me sortir qu'il aurait besoin du MacBook air car il n'a qu'un ordi fixe et pas de portable! Hum sans commentaire.
Par maud96 le Mercredi 12 janvier 2011 à 12:12
Assez d'accord avec Yggdrasil
Par Elaya17 le Mercredi 16 mars 2011 à 11:33
Beaucoup de parents n'osent dire "non" à l'enfant. Pour ne pas le faire pleurer, pour ne pas lui faire de mal, pour ne pas qu'il se sente pas ou mal-aimé.
Mais ils oublient souvent que la frustration, la tristesse, la contrainte font partie de la vie et que c'est comme ça qu'on grandit.

C'est bien beau de céder à chaque caprice de l'enfant, mais le jour où les parents ne pourront plus acheter le rayon de jouets/cd/chaussures (au choix) du magasin? Il feront comment avec le gosse? Parce que du coup il ne comprendra pas pourquoi il ne peut plus avoir ce qu'il a veut alors qu'il avait jusque-là eu tout ce qu'il voulait.

Pour la consommation, ce que j'achète le plus souvent ce sont les livres. Enfin c'est pas forcément souvent, mais si j'ai des sous qui traînent dans mes poches et qu'un livre me tape à l'oeil il ne reste pas longtemps dans son rayon.

J'ai un portable comme tout le monde mais je ne cours pas en acheter dés qu'un nouveau sort. Pareil pour mes chaussures, qui ne sont même pas de marques (déjà étant une femme chaussant du 45, je ne peux pas me permettre d'être exigeante en la matière). D'ailleurs ma dernière paire de claquette à 6 euros à Carreffour m'a fait 8 ans et il n'y a que la droite qui est inexploitable, la gauche, elle est encore utilisable (il devrait vendre des chaussures séparément aussi).

Par contre, oui pour noël, je cours les magasins et j'achète (tout en faisant attention aux prix) tout ce que je peux.
 

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