Vendredi 26 novembre 2010 à 8:27

Notre cerveau : intelligence; langage

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  Quand mes grands parents étaient à l’école et qu’ils n’avaient pas satisfait l’instituteur, on leur tapait sur les doigts avec une règle et cela faisait mal.
    Du temps de mes parents, il arrivait qu’on mette au coin l’élève qui avait mal travaillé, avec un bonnet d’âne sur la tête : c’était humiliant et peu efficace.
    Je n’ai pas connu ces punitions, mais nos professeurs appelaient un mauvais éleve au tableau pour lui faire réciter sa leçon devant tous ses camarades, exercice censé apprendre aux autres à bien faire et à ne pas commettre les erreurs du cancre.....
    Est ce efficace?

     Des chercheurs de l'université de Nimègue, aux PaysBas,ont analysé I'activité du cerveau d'une personne quand elle constate ses propres erreurs et quand elle observe celles des autres. lis sont arrivés a la conclusion que les activités cérébrales sont identiques dans un cas comme dans I'autre ! Le mauvais éleve rendrait-iI quelque service ases camarades


    Lorsqu'un élève donne une mauvaise réponse à l' école, une zone de son cerveau, le cortex cingulaire antérieur, petite zone cérébrale enfouïe dans des replis frontaux du cerveau, sait que la réponse est incorrecte et le signale parfois avant même que le sujet n'aít donné la mauvaise réponse.
    Si I'élève díspose d'assez de temps pour réfléchir, iI peut percevoir ce conflit interne et se réorienter vers la bonne réponse, mais, si le temps est Iimité, iI donne une mauvaise réponse, emporté par son élan, malgré la petite voix qui lui murmure: « Attention, c'est faux! »
    Cette zone sert de passerelle entre les centres émotionnels et les zones de préparation mentale des actions.
    Chez un élève ayant appris a associer une bonne réponse à une récompense ou à des félicitations,le centre du plaisir, activé par la récompense- et les régions du cerveau qui ont élaboré et formulé la bonne réponse, ont peu a peu appris a communiquer via le cortex cingulaire.
    Quand un élève s'apprête a donner une réponse, le cortex cingulaire se prépare à faire fonctionner cette connexion, source de plaisir.
    Si une mauvaise réponse est malencontreusement fournie, le cortex cingulaire antérieur est surpris, et déclenche un signal d'alarme.

    Les neurologues néerlandais ont découvert que ce signal d'alarme est actionné de la même façon lorsque nous voyons un autre se tromper.
    Pour mettre en évidence cette « empathie de I'erreur », ils ont placé deux personnes devant une table. La première devait actionner un levier lorsqu'elle voyait sur un écran une combinaison de symboles apprise préalablement, et ne pas I'actionner si une autre combinaison apparaíssait. La seconde personne observait cet opérateur.
    Les neurologues enregistraient, au moyen d'électrodes, les signaux engendrés dans le cerveau des deux sujets.   
    Le cortex pariétal, (notamment les centres de la parole), et le cortex frontal préparent ensemble la réponse, bonne ou mauvaise.
    Lorsque l'élève faisait une erreur,son cortex cingulaire antérieur s'activait intensément : c'est la sonnette d'alarme. Celui de I'observateur s'activait, lui aussi, avec un petit retard de 150 millisecondes.
    Une autre zone cérébrale s'active chez le mauvaís élève, quelques millisecondes avant qu'iI ne donne la mauvaise réponse. Cette zone s'active aussi chez I'observateur, quelques millisecondes après qu'iI ait vu le mauvais élève se tromper.
     Ainsi,l'observateur fait l' expérience interne de l' erreur, comme s'iI était à la place du mauvais élève, mais se distingue pourtant du cancre par un détail subtil : son cortex pariétal s'active comme s'iI allait donner la bonne réponse, mais I'activation cesse quand iI voit l' erreur du mauvais élève.

    Paradoxalement l’observateur d’une mauvaise réponse est aussi sanctionné car il en résulte un sentiment de frustration : I'observateur anticipe la bonne réponse. ce qui amorcerait le circuit de la récompense, mais le plaisir serait refusé au dernier moment a cause de I'erreur.
    De quoi lui donner envie d'aller au tableau à la place du cancre et de donner la bonne réponse !
Par jazz le Vendredi 26 novembre 2010 à 10:54
un coucou musical en passant
très bon article .
te souhaitant un bon w end à venir
te proposant d'aller découvrir sur"jazz" elina dumi en quartet .
A+
Par maud96 le Vendredi 26 novembre 2010 à 19:30
Avec cet exemple, on touche vite les limites de l'observation des influx électriques dans le cerveau : les conclusions qu'on peut tirer de l'observation de Nimègue sont ambigües, je trouve.
Par iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii le Mercredi 28 septembre 2011 à 19:43
jhghghghghghghgggggggggggggggggggggggggggggghhhhhhhhhhhhhhhhhhg
Par iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii le Mercredi 28 septembre 2011 à 19:43
gffhbhfnr
Par durlecole le Vendredi 9 décembre 2011 à 10:11
il y a un site où des ados peuvent témoigner de comment ils vivent d'être un "mauvais élève" : http://www.filsantejeunes.com/temoignages/611-dur-dur-lecole- ou encore lire des articles sur le sujet : http://www.filsantejeunes.com/actualites/115/6751
 

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