Vendredi 10 septembre 2010 à 8:28

Préférences cérébrales

Aujourd’hui j’essaierai de montrer des conséquences de notre préférence optimiste/pessimiste dans des cas pratiques.
     Comme je l’ai fait pour la préférence E/I, je suppose que deux personnes sont ami(e)s ou même vivent en couple.


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    Prenons d’abord le cas où les deux sont optimistes.
    S’ils le sont modérément c’est la joie. Ils voient la vie du bon coté, se remontent mutuellement le moral dès que celui-ci baisse chez l’un deux, et s’ils s’entendent sur les objectifs à atteindre, ils sont confiants dans l’avenir et donc arriveront souvent à un succès.
    S’ils sont extrêmement optimistes, certes ils verront tous deux le “verre plein”, mais ils risquent d’avoir trop confiance en l’avenir et de ne pas voir suffisamment certaines difficultés.

    Voyons maintenant le cas d’un optimiste et d’un pessimiste.
    Certes le couple sera moins confiant face à la vie que le précédent, mais l’optimiste essaiera de soutenir le pessimiste, de lui montrer que la situation n’est pas si mauvaise que cela, de lui montrer qu’il exagère les problèmes et leurs conséquences, et qu’il n’a pas assez confiance en son action sur l’avenir.
    Bref si l’optimiste est relativement stable dans ses idées et si le pessimiste ne l’est pas au point de friser la dépression, le couple trouvera un équilibre satisfaisant rface à la vie.

    Le cas de deux pessimistes est plus préoccupant.
    Face à la vie, le couple verra le mauvais coté des choses, le verre à moitié vide,; il aura l’impression d’êtredéfavorisé, ne saura pas apprécier les bon cotés qu’ils rencontrent, accumulera les remords et les regrets de chacun et risque de se trouver sans réaction vis à vis de l’adversité, ou même de ne pas faire effort par manque de confiance en l’avenir.
    Le plus dangereux est le cas où l’un des deux est très atteint par son pesimisme, presque à la limite de la dépression et où l’autre veut l’aider à s’en sortir, ce qui est une réaction normale.
    Mais pessimiste lui même il aura du mal à trouver les mots, les arguments pour rassurer l’autre et risque lui même d’augmenter son propre pessimisme et de dégrader son propre affectif.

    Bien entendu bien que les diverses préférences cérébrales soient en principe indépendantes les unes des autres, leurs associations ont cependant une influence sur le comportement des personnes.
    Par exemple un extraverti pessimiste le sera en général moins qu’un introverti pessimiste.
    Par contre l’introverti optimiste, qui réfléchit plus que l’extraverti optimiste qui risque de se laisser entraîner par son exhubérance, aura probablement plus de chances de mieux utiliser sa vision du monde pour optimiser le cours de sa vie.
    On verra par la suite que les préférences de perception et de décision risquent aussi d’influer la façon dont optimistes et pessimistes voient les choses.
    Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que l'optimiste.
    Les effets de ce stress peuvent être différents en fonction d'une autre de nos préférences cérébrales, qui a été étudiée notamment par le psychologue américain d'origine russe, Plutchik : la “perception émotionnelle immédiate”, que j'examinerai par la suite.
    La préférence de décision que nous examinerons aussi dans un futur article, influencera aussi le degré d'optimisme ou de pessimisme, car elle entrainera une réaction, soit logique et objective de la pensée, soit sentimentale et subjective.
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